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Sujet : Faut-il aimer son prochain ?

Définitions des termes :
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.

Extrait du corrigé :   Proposition de plan :   1 . « Aime ton prochain comme toi même » semble être le commandement moral par excellence. a) En cette simple expression pourrait se résumer le message entier du christianisme, religion du sentiment qui voit dans l'amour du prochain, de soi et de dieu, la valeur ultime. b) En effet dans l'amour du prochain, il y a le respect de sa dignité de chrétien, en tant que créature divine, capable d'amour. Problème : D'une part, le semblable ce n'est pas encore autrui qui est un alter ego dont je respecte la différence, dans le prochain je respecte le chrétien, c'est-à-dire moi-même. D'autre part, si l'amour est le sentiment qui découle naturellement de la considération du semblable, qu'en est-il dans cette optique pour le non semblable celui en qui je ne me retrouve pas et qui ne me semble pas digne d'amour ? Transition : Ce commandement peut-il suffire à assurer la moralité dans les rapports des hommes entre eux ?   2 . Selon cette conception le prochain n'est pas l'autre, il est seulement le semblable digne d'amour. a) L'amour du prochain n'oblige pas universellement, elle est un impératif religieux qui ne concerne par la même que ceux qui croit en cette religion.

	Faut-il aimer son prochain ?

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Définitions

  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.

Problématique

 

Nous nous interrogeons sur l'amour du prochain. Faut-il aimer son prochain ? Comment envisager en première analyse la possibilité de ne pas admettre ce commandement divin fondement de la civilisation pacifiée, sans en même temps s'abandonner à la barbarie ? Mais pour autant, la reconnaissance du semblable, condition de la moralité, peut-elle se satisfaire d'être soumise à un sentiment tel que l'amour ? Si le sentiment nous oblige à traiter comme s'il était nous-mêmes notre semblable qu'en est-il de celui qui ne nous ressemble pas et/ou que nous ne sommes pas porté à aimer ? Dès lors ne faudrait-il envisager que la caractérisation de l'amour comme impérative et universelle (ni soumise à une appartenance, une ressemblance, ni à un sentiment) ne saurait se satisfaire du couple amour/prochain ? Mais comment, non pas simplement rejeter cette conception, mais l'enrichir et l'universaliser pour en atténuer les défauts ? C'est ce que nous tenterons de comprendre en dernier lieu.

 

Citations

  • "L'amour n'est autre chose qu'une joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure" SPINOZA.
  • « Est-ce que je vous conseille l'amour du prochain ? Plutôt encore je vous conseillerais la fuite du prochain et l'amour du lointain ! Plus haut que l'amour du prochain se trouve l'amour du lointain et de ce qui est à venir. Plus haut encore que l'amour de l'homme, je place l'amour des choses et des fantômes. » Nietzsche.
  • « Qui est appelé à vivre parmi les hommes ne doit repousser d'une manière absolue aucune individualité, du moment qu'elle est déjà déterminée et donnée par la nature, l'individualité fût-elle la plus méchante, la plus pitoyable ou la plus ridicule. » Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie, 1851.
  • « La maxime de bienveillance (l'amour pratique des hommes) est pour tous les hommes un devoir des uns envers les autres, qu'on les trouve ou non dignes d'amour, d'après la loi éthique de la perfection : Aime ton prochain comme toi-même. » Kant, Doctrine de la vertu, 1797.


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