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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- combattre : S'opposer à, lutter contre quelque chose ou quelqu'un.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Extrait du corrigé : - Schopenhauer (citation) "Tout désir naît d'un manque, d'un état qui ne nous satisfait pas ; donc il est souffrance, tant qu'il n'est pas satisfait. Or, nulle satisfaction n'est de durée ; elle n'est que le point de départ d'un désir nouveau. Nous voyons le désir partout arrêté, partout en lutte, donc toujours à l'état de souffrance ; pas de terme dernier à l'effort ; donc pas de mesure, pas de terme à la souffrance." (dans Le Monde comme volonté et comme représentation) - La réaction attendue face à ce constat serait alors de rejeter en bloc les désirs, de lutter contre, c'est à dire, d'aller contre sa nature (comme nous l'avons vu, le désir vient avec l'homme, Cf. Spinoza par exemple, "Le désir est l'essence même de l'homme (...)"). - Transition : Le sujet dit "combattre". Pour l'homme, combattre sa nature pourrait alors se transformer en impératif moral ? Nous arrivons là au coeur de la problématique du sujet. "Faut-il" aller contre ce qu'on est ?
Corrigé de 2483 mots (soit 4 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Faut-il combattre nos désirs? " a obtenu la note de : aucune note
"qui illusions pas suis-je nos combattre soi-même question d'une dévoilement vérité conscience limites exacte mort être désirs penser l'art réponse
Recherche d'un objet (que l'on suppose) de satisfaction, le désir est une notion qui peut paraître contradictoire. En effet, il se trouve à égale distance du plaisir immédiat que l'on ressent quand on y répond, et de la souffrance que l'on éprouve si on ne peut le satisfaire. Dans cette perspective, il semble naturel de penser que celui qui recherche le bien-être tende vers la pleine satisfaction de tous ses désirs. Cependant, une telle quète ne mène-t-elle pas un homme vers sa propre destruction - ou du moins vers une certaine forme d'aliénation ? En effet, la satisfaction des désirs peut-elle mener vers autre chose que le désir ? Alors faut-il "combattre" nos désirs, est-ce là le prix de la liberté, ou du bonheur ? La question ne semble pas pouvoir être tranchée de la sorte : en effet, si l'homme refuse de satisfaire le moindre de ses désirs, ne va t-il pas se laisser aller à l'inaction, à la paresse ? Le désir semble être le moteur des plus grandes réalisations de l'homme. L'homme n'aurait jamais posé le pied sur la lune en 1969 si il n'avait laissé libre court à ses désirs. Nous interrogerons dans une première partie la nature double du désir, puis nous examinerons de plus près la question (qui prend la forme d'un impératif moral) : s'il ne faut pas "combattre" ses désirs, il ne s'agit certainement pas de s'y abandonner...
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