Faut-il considérer le corps comme le malheur de la conscience ? *
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Aperçu du corrigé : Faut-il considérer le corps comme le malheur de la conscience ?
Le corps est le tombeau de l'âme (Platon). La conscience est prisonnière du corps, lieu de la corruption, de la souffrance et de la mort. Mais, le corps et la conscience sont indissolublement liés. Les maladies psychosomatiques montrent bien que psychique et corporel ne font qu'un.
Un mode véritable de connaître, qui exclut le corps, où l'âme, autonome, agit « par ses propres moyens », et « à travers elle-même ». L'immatérialité de l'âme suppose sa transparence. Se regardant, elle est claire à elle-même, sans avoir dès lors à souffrir de l'opacité du corps, qui obscurcit inévitablement toute connaissance.Cette opposition est si forte que pas un seul instant, devant une telle présentation, on n'hésiterait à choisir le second mode, qui seul autorise la connaissance (que l'on suppose pour le moins progressive, à l'opposé de l'ignorance « absolue »). Mais il n'y a jamais d'évidence que pour ceux qui voient... Ce qui explique, sans doute, que la plupart des hommes, dont l'âme est aveuglée, soient dans l'ignorance.La philosophie, à distinguer des philosophes qui sont sur le chemin du savoir, et dont Platon fait une personne vivante, explique cette situation paradoxale, en éclairant le sens de la métaphore. Le corps est une prison parce que le corps est « oeuvre du désir ». Ce qui renvoie à la fameuse tripartition que l'on trouvera dans le livre IV de la République, avec la hiérarchie du nous (l'esprit), le thumos (le courage) et l'épithumia (le désir). Ici, l'opposition joue plus radicalement entre l'âme et le corps, l'esprit et le désir.
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