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Sujet : Faut-il croire que l'histoire a un sens ?

Définitions des termes :
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

Extrait du corrigé : L'interprétation devrait certes toujours suivre l'explication, mais souvent l'une et l'autre sont inextricablement mêlées, au détriment de l'objectivité du travail historique. Car l'interprétation dephénomènes historiques, qui couronne d une certaine façon le travail de l'historien, laisse nécessairement une place à la subjectivité. On ne demande plus en effet seulement à l'historien d'expliquer, de rendre compte, mais de s'engager, de juger. L'interprétation n'est pas condamnable pour autant, ou alors toute subjectivité, tout jugement, toute prise de position le seraient. L'interprétation est en effet réflexion sur l'histoire, et non pas détermination de causes particulières, ou, pour reprendre les termes de Kant dans la Critique de la faculté de juger, jugement réfléchissant (jugement de finalité) et non pas jugement déterminant (jugement de connaissance).B. Un sens qui échappe aux acteurs de l'histoireC'est pour cette raison que le sens de l'histoire n'apparaît qu'exceptionnellement à ceux qui en sont les acteurs. Il faut en effet un sens historique rare pour se rendre compte à l'instant même de la portée d'actes que l'on est en train d'accomplir. Le sens de l'histoire n'apparaît que rétrospectivement. Les acteurs sont privés pour ainsi dire de leurs actes.

	Faut-il croire que l'histoire a un sens 	?

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Définitions

  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.

Problématique

Le déclin des idéologies en cette fin du XXe siècle est lié à l'effondrement des millénarismes, des attentes qui leur donnaient sens. La foi en un avenir radieux semble perdue, et l'histoire des luttes et des passions qui ont animé les peuples semble vaine. Ce désenchantement, cette fin des utopies politiques, s'accompagne d'une crise de l'idée de sens de l'histoire. Qu'est-ce qui, dans la tourmente des événements passés, peut laisser deviner une trace de ce sens, témoigner en faveur de ce sens? Affirmer que l'histoire a un sens n'est-il dès lors que présomption ou exaltation? Il faut pourtant poser de quelque façon un sens à l'histoire, ne serait-ce que pour rendre intelligible le passé. Ce sens, que les faits doivent pouvoir corroborer, est ainsi l'objet nécessaire d'une croyance consciente imposée par la raison. De la multiplicité des sens de l'histoire naît ainsi le problème de l'indéterminabilité de ce sens, qui ne peut trouver de solution que dans l'affirmation d'une croyance rationnelle en un sens de l'histoire.



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