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Sujet : Faut-il ne croire que ce que l'on voit ?

Définitions des termes :
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.

Extrait du corrigé : Accepter des vérités certaines comme vérité par adhésion de l'esprit, mais également par acte de volonté. Être persuadé de l'existence réelle de quelqu'un Avoir la foi religieuse   Voir : Percevoir par le sens de la vue. Peut impliquer une prise de conscience de l'objet perçu, de ses caractéristiques - autrement dit : remarquer, observer. Mais voir peut aussi renvoyer à l'expérience sensible mais aussi à l'expérimentation et donc au faits scientifiques.   Problématisation :   D'ores et déjà il est évident que notre question se rapporte d'une part au proverbe : « Je suis comme Saint Thomas - je ne crois que ce que je vois » et d'autre part au passage de la bible correspondant :« Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »  (Jn 20, 24-29). « Ne faut-il croire que ce que l'on voit ? » pose la question du rapport entre croyance et perception visuelle.

	Faut-il ne croire que ce que l'on voit ?

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Définitions

  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.

Problématique

D'ores et déjà il est évident que notre question se rapporte d'une part au proverbe : « Je suis comme Saint Thomas – je ne crois que ce que je vois » et d'autre part au passage de la bible correspondant :« Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »  (Jn 20, 24-29).

« Ne faut-il croire que ce que l'on voit ? » pose la question du rapport entre croyance et perception visuelle. Cependant il ne faut pas limiter comme pourrait nous y inviter la référence à St Thomas la question à la sphère religieuse. Croire au sens d'attacher une valeur de vérité à une personne, une proposition par adhésion de l'esprit ou par acte de volonté, renvoie aux domaines de la connaissance. Nous avons donc affaire à une interrogation sur l'impératif portant sur la nécessité de croire que ce que l'on voit. Dans quelle mesure ne doit-on pas faire l'économie de la perception visuelle comme objet de croyance ?

 

Plan détaillé

I. « Il ne faut croire que ce que l'on voit » - un impératif de la connaissance empirique

II. « Il ne faut croire que ce que l'on voit » - impératif qui néanmoins limiterait la connaissance (en raison de la méfiance qu'on porterait à l'égard d'autrui)

III.  La question de la croyance – foi



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