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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
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Sujet : Faut il dire que la société dénature l'homme ou qu'elle l'humanise ?

Définitions des termes :
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Extrait du corrigé : Mais alors à quelles conditions les effets de la société  peuvent-ils être bénéfiques ? Le professeur propose un plan pour traiter ce sujet : thèse : l'homme s'éloigne de la nature par la société antithèse : l'homme s'humanise par la société synthèse : l'homme, par SA nature, se sépare de LA Nature par la  socialisation. C'est effectivement une bonne méthode pour traiter ce sujet qui pose le  problème du sens que l'on attribue au mot "nature" en ce qui concerne  l'homme. 1) la société fait de l'homme un être artificiel, de plus en plus détaché de  la nature. Rousseau: «...Je n'imagine pas comment [les hommes] auraient jamais renoncé  à leur liberté primitive et quitté la vie naturelle, pour s'imposer sans  nécessité l'esclavage, les travaux, les misères inséparables de l'état  social.» Il est manifeste que l'homme n'est pas un être naturel, au sens où il n'est  plus, comme les autres animaux, tributaire uniquement de ce que son corps biologique, son instinct et l'environnement lui imposent. L'humanité est au  contraire basée sur le langage, sur l'établissement de règles sociales, sur  la maîtrise de la nature par l'intelligence. Selon Rousseau, cet éloignement  de la nature est une aliénation : la dénaturation de l'homme, déduite à  partir d'une naturalité originelle supposée, entraîne avec elle guerre,  conflit permanent entre les aspirations de l'individu et les contraintes de  la vie sociale. Pour Rousseau, l'homme a perdu en sortant de la nature sa  liberté.

	Faut il dire que la société dénature l'homme ou qu'elle l'humanise 	?

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Définitions

  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Problématique

La société naît de l’interdépendance entre les hommes, de leur incapacité à satisfaire leurs besoins par eux-mêmes. La société ne naît donc pas ex nihilo, elle n’est pas une structure naturelle, puisque elle change et varie en fonction des individus qui en sont membres.
 Pour certains  penseurs cet artifice peut d’ailleurs faire perdre à l’homme sa nature originelle. Le tout est de savoir si cette dénaturation doit être envisagée en termes de gain pour l’espèce humaine ou au contraire en termes de perte.
La société n’est-elle pas fondée sur le besoin des hommes, et la nécessité de trouver chez un autre la possibilité de satisfaire ce besoin ? La société naîtrait alors du besoin de trafiquer et permettrait à l’individu de pourvoir à ce que la nature lui a empêché d’accomplir par lui-même. C’est donc, comme nous le verrons en deuxième lieu, que la nature de l’homme n’est pas sociable. Que la société doit être envisagée comme un artifice. Mais est-ce pour autant un artifice nécessaire ? La société n’est-elle pas le signe que l’homme ne saurait se satisfaire de lui-même ? Et ce sentiment n’est-il pas la source de davantage de désagrément que de progrès pour l’espèce humaine ?



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