Faut-il douter pour savoir ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Faut-il douter pour savoir ?
Ni nos sens ni notre raison ne sont en mesure de discerner clairement ce qui est vrai de ce qui est faux. Le doute est donc le parti de l'homme sage. Mais, le doute est une attitude provisoire d'après Descartes. Grâce à lui, je sais clairement sur quelles bases il est possible d'édifier la connaissance scientifique.
Le savoir constitue une somme de connaissances possibles à acquérir ou à rechercher, puis à organiser en un système cohérent. Le doute désigne l'attitude d'un sujet humain pris dans l'incertitude et l'indécision. Ainsi si je doute d'avoir pris mes clefs avant de partir de chez moi, cela signifie que je ne sais pas si je les ai pris ou non et, dans l‘attente d‘une confirmation, je suis dans l‘expectative. Ainsi le doute et le savoir s'excluent immédiatement comme deux concepts contradictoires. Pourtant nous sommes souvent agacés par des personnes qui croient posséder un savoir dont-elles sont en fait dénuées. Et c'est justement parce qu'elles ne doutent pas d'elles-mêmes et de leurs compétences qu'elles restent dans leur ignorance. Ainsi pour posséder un savoir véritable, il faudrait peut-être commencer par douter qu'on le détient. Nous devons donc nous confronter à ce paradoxe : le doute est-il le contraire du savoir, son autre négatif assimilable à l'ignorance ou bien constitue t-il la condition du savoir véritable ?
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