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Sujet : Faut-il s'être d'abord trompé pour parvenir a la vérité?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : Or passer sa vie entière à chercher la vérité, c'est bien la preuve que la vérité ne se donne pas à nous facilement, simplement et qu'une vie n'est pas de trop pour la découvrir. Pas étonnant ainsi que nous nous trompions pour parvenir à la vérité.     Troisième partie - Comment parvenir à la vérité malgré le risque de l'erreur ?   Avoir conscience de cette double difficulté :   -          nous désirons connaître la vérité, mais la vérité nous effraie et nous nous trompons à son propos parce qu'il n'est pas toujours facile de supporter la vérité. -          La vérité elle-même se donne à nous, mais pas facilement. Elle se donne et se cache.     Platon, « allégorie de la caverne » (République, VI).   Paradigme des prisonniers qui s'échappent de la caverne, qui se tournent vers le vrai soleil - analogue de la vérité - et qui sont dans un premier temps éblouis. Ils sortent de la caverne et tentent de monter sur la montagne pour voir le soleil, mais leur ascension ne se fait pas sans peine : ils s'arrachent les mains, ils se blessent. Or, nous dit Platon, ces prisonniers sont « semblables à nous ».

	Faut-il s'être d'abord trompé pour parvenir a la vérité?

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Définitions

  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

« Faut-il s’être d’abord trompé pour parvenir à la vérité ? » Le sujet revêt une étrange tonalité : alors que la vérité semble être ce qui nous préoccupe le plus – nous cherchons en effet toujours à connaître la vérité sur chacun des sujets qui nous concernent –, le sujet semble jeter le doute et présupposer que le chemin pour « parvenir » à la vérité est semé d’embûches. Ainsi, l’accès à la vérité semble être restreint ou, du moins, difficile puisqu’il semble impliquer une dose d’erreur. Ce présupposé est d’autant plus visible que le sujet pose, avec l’adverbe « d’abord », un avant et un après, un moment où, à propos de la vérité, nous étions dans l’erreur et un moment ou nous entrons dans la vérité. Toute recherche de la vérité reviendrait ainsi à prendre le risque de se tromper.
La question qui se pose alors est celle de savoir pourquoi la vérité nous nous est pas donnée d’emblée. Comment comprendre que vérité et erreur semblent aller de paire ? Le fait de se tromper à propos de la vérité est-il une nécessité comme le présuppose le sujet avec le « faut-il » ? Enfin, l’erreur vient-elle de notre manière d’approcher la vérité ou bien de la vérité elle-même qui se déroberait à nous ?



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