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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : A partir de la dualité de la matière et du monde intelligible des formes pures et immuables, on peut rendre raison du monde sensible. On peut le concevoir comme recevant son peu de réalité de sa cause et de son modèle : le monde des Idées.La théorie de Platon (qui évoluera) consiste à tenter de surmonter les difficultés énoncées par ses prédécesseurs. Parménide déclarait que le non-être n'est pas et que seul l'Etre est. Son disciple Zénon d'Elée (avec les paradoxes de la flèche qui n'atteindra jamais son but et d'Achille qui ne rattrapera jamais la tortue) montrait que le mouvement est incompréhensible. Mais dire que le devenir et le mouvement sont incompréhensibles, c'est ne pas avoir les moyens de «sauver les phénomènes », de rendre compte de notre monde, de notre langage. Et la leçon d'Héraclite revient toujours : «Le même homme ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. »La dialectique de Platon, adossée à la théorie des Idées, consiste donc en un effort pour penser le devenir et ses particularités, un effort pour remonter de la diversitésensible (de l'homme, de la marmite, etc.) à l'unité d'une essence, d'une permanence. Ce faisant, Platon pose une affinité de l'âme avec le monde des Idées, et dévalorise le corps «tombeau de l'âme», qui nous enchaîne au devenir, à la matière.
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Le corrigé du sujet "Faut-il s'être d'abord trompé pour pouvoir parvenir à la vérité ? " a obtenu la note de : aucune note
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« Faut-il s’être d’abord trompé pour parvenir à la vérité ? » Le sujet revêt une étrange tonalité : alors que la vérité semble être ce qui nous préoccupe le plus – nous cherchons en effet toujours à connaître la vérité sur chacun des sujets qui nous concernent –, le sujet semble jeter le doute et présupposer que le chemin pour « parvenir » à la vérité est semé d’embûches. Ainsi, l’accès à la vérité semble être restreint ou, du moins, difficile puisqu’il semble impliquer une dose d’erreur. Ce présupposé est d’autant plus visible que le sujet pose, avec l’adverbe « d’abord », un avant et un après, un moment où, à propos de la vérité, nous étions dans l’erreur et un moment ou nous entrons dans la vérité. Toute recherche de la vérité reviendrait ainsi à prendre le risque de se tromper.
La question qui se pose alors est celle de savoir pourquoi la vérité nous nous est pas donnée d’emblée. Comment comprendre que vérité et erreur semblent aller de paire ? Le fait de se tromper à propos de la vérité est-il une nécessité comme le présuppose le sujet avec le « faut-il » ? Enfin, l’erreur vient-elle de notre manière d’approcher la vérité ou bien de la vérité elle-même qui se déroberait à nous ?
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