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Sujet : Faut-il être savant pour être sage ?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • savant : Celui qui possède un maximum de connaissances. b) Celui qui exerce une activité scientifique (un physicien, un biologiste).

Extrait du corrigé :

FAUT-IL : Ce genre de sujet interroge sur la nécessité.
* Distinguez nécessité objective et nécessité subjective.
* La nécessité implique soit un rapport logique, soit un rapport moral avec le sujet; parfois les deux.

	Faut-il être savant pour être sage 	?

Corrigé : 	Faut-il être savant pour être sage 	? Corrigé directement accessible

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Définitions

  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • savant : Celui qui possède un maximum de connaissances. b) Celui qui exerce une activité scientifique (un physicien, un biologiste).

Problématique

Analyse du sujet :

 

  • Le sujet prend la forme d’une question à laquelle il s’agit de répondre par « oui » ou « non » (question fermée).
  • Il fait intervenir les notions de sagesse et de savoir à travers les deux figures du sage et du savant. « Faut-il » nous questionne sur une nécessité logique : le sage peut-il se passer de d’être aussi savant ou bien a-t-il nécessairement besoin de l’être pour accéder à la sagesse ?
  • Le sage apparaît comme l’homme serein, dégagé des problèmes humains habituels par une attitude qui l’en protège. Sa sagesse transparaît dans un mode de d’être, elle est à première vue plus une attitude qu’un contenu. Le sage de définit donc comme tel par son action. A l’inverse, le savant, celui qui sait, sait quelque chose : son savoir est un contenu plus qu’une attitude. La question du type de savoir (contenu) que le sage doit posséder pour agir sagement se pose alors.
  • Il est dans cette perspective possible de distinguer plusieurs types de savoirs : le savoir théorique, qui est celui du savant. Le savoir pratique qui est celui par exemple d’un artisan, d’un musicien, d’un sportif, etc. : ce second genre de savoir peut être appelé savoir-faire. Dans les deux cas, ces savoirs ont bien un contenu, mais le contenu du savoir théorique peut, à la différence de l’autre, être formalisé, par exemple, mathématisé comme dans les sciences modernes. A l’inverse, même si le savoir-faire comprend une part de théorie, elle ne suffit pas à sa possession : celui qui, par exemple, n’a jamais pratiqué la pêche, ne peut prétendre posséder le savoir-faire d’un pêcheur s’il s’est contenté d’apprendre la théorie de la pêche : l’expérience, au sens d’une confrontation pratique et au sens d’une accumulation, apparaît nécessaire à l’élaboration de tout savoir-faire.

 

Problématisation :

 

Pour répondre à notre question, nous avons besoin avant tout d’une définition de la sagesse, ce qui constituera notre premier problème :

  1. Qu’est-ce que la sagesse ?

Si elle requiert un savoir, celui-ci doit avoir un objet, un contenu, d’où notre seconde question :

  1. Quel est l’objet du savoir du sage ?

(Notez qu’il se peut que nous aboutissions à la conclusion que le sage ne possède pas de savoir)



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