Faut-il être sceptique pour être tolérant ?
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Publié le : 9/3/2004 -Format:
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- sceptique : Se dit de celui qui juge l'esprit humain incapable de rien connaître avec certitude et qui en conclut à la nécessité du doute universel.
- tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.
Le dogmatique croit détenir la vérité. Seul celui qui doute de ses propres certitudes peut accepter que les autres pensent différemment de lui. Etre tolérant c'est reconnaître qu'il n'y a aucune vérité absolue et éternelle. Mais, la tolérance n'est pas la lâcheté ou la résignation face aux opinions des autres. Etre tolérant ne doit pas conduire à penser que toutes les opinions se valent. Etre tolérant, ce n'est pas être sceptique, c'est affirmer la liberté de conscience et son esprit critique.
Car chaque chose est relative à toutes les autres et pour connaître le moindre objet il faudrait connaître son rapport avec tout l'univers. Nous ne connaissons le tout de rien, ce qui revient à ne connaître rien du tout. (c) La nécessité d'accepter des postulats invérifiables. Ne pouvant remonter de preuve en preuve à l'infini, l'esprit accepte toujours sans démonstration un point de départ qui est une simple supposition et dont la vérité n'est pas garantie. (d) Le diallèle (les uns par les autres). Il n'est pas possible de raisonner en évitant les « cercles vicieux ». Ainsi, je démontre que a est vrai en supposant b est vrai et je démontre que b est vrai en supposant que a est vrai. Je commets un cercle vicieux en démontrant les unes par les autres des propositions dont aucune n'est fondée a priori. Le cercle vicieux par excellence est celle-ci : pour prouver la valeur de ma raison, il faut que je raisonne, donc précisément que je me serve de cette raison dont la valeur est en question ! Nous voilà, comme dit Montaigne, « au rouet ». (e) Toute opinion est relative.
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- I) Pour être tolérant, il faut douter de la vérité.
a) La tolérance imlique le septicisme.
b) On ne peut être tolérant que si l'on doute.
c) Le dogmatique ne peut être véritablement tolérant.
- II) La tolérance n'est pas à confondre avec le scepticisme.
a) La tolérance s'oppose au fanatisme.
b) La tolérance n'est pas une lâcheté intellectuelle.
c) La tolérance c'est le dialogue..../...
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