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Sujet : Faut-il se fier aux apparences ?

Définitions des termes :
  • apparence : Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.

Extrait du corrigé : II. L'apparence peut également être celle de la pensée, et être tout aussi illusoire (Kant). L'apparence est certes constitutive de l'expérience sensible, mais, pour Kant, nous n'avons accès qu'à elle : le monde des phénomènes renvoie en effet au monde des choses en soi, dont nous n'avons pas accès, car nous ne sommes pas pourvus d'une intuition intellectuelle. Ce qui constitue l'apparence réelle, alors, si l'on entend toujours ce terme dans le sens de l'illusion, ce sont les raisonnements fondés sur des concepts qui portent sur cette réalité inaccessible des choses en soi. Ces raisonnements sont nommés « dialectiques » par Kant, en référence à Aristote : un raisonnement dialectique est un raisonnement qui utilise des concepts auxquels ne correspond aucune intuition sensible. Ainsi, dans la perspective kantienne, il s'agit de rester toujours dans le domaine des apparences, si l'on entend par là le domaine des phénomènes (en tant qu'objets de toute expérimentation possible), et de s'éloigner de l'apparence transcendantale des raisonnements dialectiques. L'on s'écartera donc de l'apparence dialectique, précisément parce que l'on entend respecter notre mode d'appréhension des apparences phénoménales. III. L'apparence, c'est l'être lui-même : il faut se fier à elle comme au fondement de notre expérience vécue (la phénoménologie). La phénoménologie, initiée par Husserl, a pour mot d'ordre le « retour aux choses mêmes » (Ideen) ; en effet, la phénoménologie constitue une doctrine philosophique qui part du principe que l'objet n'est rien d'autre que les phénomènes qui le manifestent.

Faut-il se fier aux apparences ?

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Définitions

  • apparence : Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.

Problématique

-L'apparence désigne ce par quoi une chose apparaît ; elle est donc liée à la chose même dont elle constitue la manifestation.

-Or, nous pouvons avoir deux conceptions générales de l'apparence : d'une part, l'apparence peut constituer une sorte de reflet qui manifeste un objet qui lui est par nature distinct ; mais d'autre part, l'apparence peut aussi être considéré comme étant par essence constitutif de cet objet même, en tant que l'objet ne serait rien d'autre que son apparence même.

-D'où une attitude ambivalente face aux apparences : doit-on avoir une certaine retenue face aux apparences, comme si elles constituaient le lieu des illusions ? ou bien doit-on, au contraire, en avoir une confiance aveugle, au sens où elles seules constitueraient le socle réel à partir duquel le monde pourrait être perçu dans sa réalité propre ? Quelles sont les diverses attitudes à adopter face aux apparences, selon les conceptions particulières que l'on peut se forger de celles-ci ?

 



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