Faut-il se fier aux apparences ? *
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Aperçu du corrigé : Faut-il se fier aux apparences ?
L'apparence me cache la réalité en prenant sa place. Si je veux connaître la vérité, je ne dois pas confandre le paraître avec l'être. Toute l'histoire de la philosophie montre qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
MAIS...
L'apparence est une manifestation de l'être. La dualité entre être et paraître est une chimère. L'apparence ne peut appartenir qu'à ce qui paraît, c'est l'apparaître de l'être.
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II. L'apparence peut également être celle de la pensée, et être tout aussi illusoire (Kant). L'apparence est certes constitutive de l'expérience sensible, mais, pour Kant, nous n'avons accès qu'à elle : le monde des phénomènes renvoie en effet au monde des choses en soi, dont nous n'avons pas accès, car nous ne sommes pas pourvus d'une intuition intellectuelle. Ce qui constitue l'apparence réelle, alors, si l'on entend toujours ce terme dans le sens de l'illusion, ce sont les raisonnements fondés sur des concepts qui portent sur cette réalité inaccessible des choses en soi. Ces raisonnements sont nommés « dialectiques » par Kant, en référence à Aristote : un raisonnement dialectique est un raisonnement qui utilise des concepts auxquels ne correspond aucune intuition sensible. Ainsi, dans la perspective kantienne, il s'agit de rester toujours dans le domaine des apparences, si l'on entend par là le domaine des phénomènes (en tant qu'objets de toute expérimentation possible), et de s'éloigner de l'apparence transcendantale des raisonnements dialectiques. L'on s'écartera donc de l'apparence dialectique, précisément parce que l'on entend respecter notre mode d'appréhension des apparences phénoménales.
III. L'apparence, c'est l'être lui-même : il faut se fier à elle comme au fondement de notre expérience vécue (la phénoménologie). La phénoménologie, initiée par Husserl, a pour mot d'ordre le « retour aux choses mêmes » (Ideen) ; en effet, la phénoménologie constitue une doctrine philosophique qui part du principe que l'objet n'est rien d'autre que les phénomènes qui le manifestent.
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