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Faut-il se méfier de sa conscience ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Faut-il se méfier de sa conscience ?



Publié le : 3/4/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Faut-il se méfier de sa conscience ?
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Comment définir la conscience dans un premier temps? Elle semble bien être cette faculté en l'homme qui lui permet de faire retour sur lui-même, d'être capable en somme de réflexivité. Qu'est-ce que cela signifie? Lorsque nous pensons à quelque chose, notre pensée est entièrement dirigée vers l'extérieur si l'on peut dire, elle se porte vers l'objet auquel je pense. Ainsi, si je pense à un arbre, cet arbre est pour ainsi dire l'objet de ma pensée. Cependant, la conscience ne peut se réduire à la pensée, ou du moins elle n'est pas une simple pensée qui porte sur un objet. En effet, dans la conscience, l'objet de la pensée, c'est précisément la pensée. En d'autres termes, la conscience c'est tout simplement penser que l'on pense, c'est faire retour sur soi et sur ce dont on est entrain de penser. En somme, dans la conscience je deviens spectateur des propres opérations de mon esprit: je ne sens plus mais je me vois entrain de sentir, je ne pense plus mais je me vois entrain de sentir... Notons, que lorsque nous disons « je vois « nous ne faisons pas allusion aux yeux du corps, mais bien à celui de l'esprit, c'est-à-dire à l'intuition (intuieri en latin c'est précisément voir): dans la conscience l'esprit à l'intuition de lui-même pourrions-nous dire. Aussi, la question posée par le sujet est assez surprenante. En effet, lorsque nous sommes embarqués dans la pensée, lorsque nous ne faisons pas retour sur nous-mêmes, c'est là qu'il semble précisément il y avoir un risque. La conscience permet d'avoir du recul sur soi, ce qu'on retrouve dans l'expression « prise de conscience «, un recul que ne propose pas la pensée lorsqu'elle se perd dans le réel sans discernement. On comprend d'ailleurs en quel sens on parle justement de conscience morale: la conscience est la faculté morale par excellence puisqu'elle nous permet ce recul, ce jugement distancié face à ce que nous faisons. Grâce à la conscience, le sujet du jugement peut devenir également l'objet: Je me juge, sous entendu, Je juge moi. Faut-il donc se méfier de ce retour sur soi? Est-il biaisé, faux, voir même trompeur? Car on se méfie toujours de ce qui apparaît tel qu'il n'est pas vraiment, de se qui se masque derrière un rideau d'apparences. Aussi, ce retour sur soi n'aboutit-il qu'à une image tronquée de ce que je suis réellement? Suis-je en somme dans ce qu'on appelle l'illusion, soit un mensonge que l'on se fait à soi-même, un mensonge où l'on est à la fois trompeur et trompé?



Il se rend au tribunal étonné par sa propre détermination, comme poussé par une force irrésistible qui lui fera vaincre les nombreux obstacles le séparant d'Arras. La conscience morale est un « maître intérieur « dont les commandements font trouver des ressources insoupçonnées. Rousseau la compare à « un instinct divin « dont les préjugés recouvrent malheureusement la voix. Il est en effet facile de refuser d'écouter sa conscience. Le monde extérieur en fournit de nombreux exemples et chacun peut ainsi se rassurer et se dédouaner. Pascal note finement que les héros de l'histoire nous touchent plus par leurs défauts que par leurs qualités car c'est ainsi qu'ils nous ressemblent. La conscience individuelle est donc un principe de résistance à la puissance du conformisme social. Les nécessités de la coopération poussent les hommes à s'imiter et à oublier des impératifs de justice ou de charité. Le fait d'être tourmenté est alors le signe d'une valeur irréductible aux normes communes. Le trouble manifeste un désir de sincérité qui s'achève dans la pureté d'une décision prise « en conscience «.




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