Faut-il opposer croire et connaître ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Faut-il opposer croire et connaître ?
Dans la vie courante, connaître et croire sont souvent employés comme des termes quasi équivalents : en effet, selon le degré d’engagement vis-à-vis de la personne que l’on renseigne, l’on dira tantôt « je crois que c’est à droite » ou l’on dira plutôt « je sais que c’est à droite ». Néanmoins, un tel glissement lexical est loin d’être anodin et apparaît d’emblée une nuance de sens absolument fondamentale.
Si en employant le verbe « savoir que » ne dit rien de plus que le verbe « croire que », en tout cas il semble vouloir signifier quelque chose de différent. Ce qu’il faut comprendre ici, à travers cet exemple trivial, c’est que pour une seule et unique représentation, pour un même objet, se découvre des attitudes intellectuelles différentes.
® Cela ne signifie pas pour autant que la distinction entre connaître et croire soit aisée à déterminer dans la mesure où il apparaît que l’un et l’autre se présuppose mutuellement : on peut passer ainsi de la croyance à la connaissance sûre et certaine, et si l’on connaît vraiment un fait, on y croit forcément. Au fond il s’agit ici de démêler la nature et le sens de chacune de ces trois activités intellectuelles.
C’est en réalité, plus profondément, le fondement de ces catégories qui divisent notre vie en « domaines », celui de la croyance et celui de la connaissance, qui est ici mis à la question.
Problématique
Y a-t-il une différence de nature entre connaître et croire ? Ou pour le dire autrement, connaître et croire sont-elles deux activités absolument hétérogènes d’un même esprit ? Quel sens une telle distinction peut-elle bien avoir ? N’est-elle artificiellement créer dans le but d’une survalorisation de la rationalité objective ? N’y a-t-il rien entre la connaissance ou la croyance ?Mais il faut d'abord que l'ordre de sa méditation les fondent comme telle. Descartes n'efface pas ces représentations, il continue de les posséder, mais il suspend leur statut de vérité en attendant de les avoir fondées aux yeux de sa propre raison, en attendant de les avoir pensées. CITATIONS: « Je dus [...] abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la croyance. » Kant, Critique de la raison pure (2e éd.), 1787. Croyance : « C'est le mot commun qui désigne toute certitude sans preuve. » Alain, Définitions, 1953 (posth.) « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances. [.
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