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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
- corps : Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
- esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
- sujet : L'esprit qui connaît par opposition à l'objet connu. Egalement, en politique, l'individu soumis à l'autorité politique du souverain.
Extrait du corrigé : La conscience est une formation dérivée, dépendante de forces beaucoup plus profondes, et ne se préoccupe que de l'inessentiel et du futile. Elle n'apparaît d'abord que dans le cadre du rapport entre dominants et dominés, et répond à la faiblesse humaine du besoin de communication. Un solitaire ou une bête de proie s'en dispensent aisément. La conscience est d'abord langage, et celui-ci ne répond qu'à notre besoin d'autrui et de dialogue. On peut admettre que l'homme pense toujours, mais il est néanmoins rarement conscient : il n'a à l'être que dans le cadre étroit et inessentiel de la communication de ses propres pensées. Il n'y a donc pas lieu de diviniser la conscience, issue d'une faiblesse du Moi incapable de supporter sa solitude. Issue de la promiscuité et de l'instinct grégaire, elle est bête, plate, vulgaire, capable de n'exprimer que des généralités, marque du troupeau. Le Moi individuel, au contraire, se définit et se saisit par des forces beaucoup plus intimes, profondes, riches et fécondes qui échappent à cette conscience qui n'est que faiblesse pour autrui. Le véritable Soi est muet, profond, grave et silencieux. Son essence est la force vitale, la volonté de puissance, venue d'un fond obscur et chaotique, aux antipodes de la clarté futile de notre conscience.
Corrigé de 1918 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Faut-il penser séparément le corps, l'esprit et le sujet pensant ?" a obtenu la note de : aucune note
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