Faut-il penser le temps comme ce qui s'écoule ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Faut-il penser le temps comme ce qui s'écoule ?
§ Le temps se présente à nous sous la forme d'un cycle : celui des saisons ou des rythmes biologiques, donc du retour du même. Mais cette répétition, il est nécessaire de la noter, s'effectue toujours sur fond d'irréversibilité : le temps se symbolise aussi par une flèche et devient alors mouvement même de notre vieillissement, ce qui travaille à notre propre mort. § Le temps apparaît alors comme ce qui proprement s'écoule, ce qui passe, ce qui fait vieillir et détruit ce qu'il traverse. Dès lors, comme ce qui passe, il apparaît insaisissable. En effet, quand on veut penser le présent, il est déjà passé, l'instant n'ayant aucune durée. § Le temps est alors ce qui nous échappe et ce qui nous tient et nous soumet à un changement et un vieillissement perpétuel. Plus que le problème de la connaissance du temps c'est la connaissance de nous même qui est posée par l'écoulement du temps. Peut-on penser de la permanence dans le changement perpétuel ? § Mais si le temps est fugitif, alors n'est-il pas un pur néant ? N'est-il pas en réalité ce qui n'a pas d'existence ? Mais à nier l'existence du temps, ne nie-ton pas notre propre existence dans la mesure où nous sommes dans le temps ? § Le problème qui se pose est alors le suivant : le temps est-il ce qui est éphémère et insaisissable devenant ce qu'on ne peut connaître voire ce qui est illusoire ou le temps est-il ce qui rend possible une certaine permanence, qui, surplombant le changement perpétuel permet une connaissance du temps et de nous même dans le temps ?
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