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Extrait du corrigé : Qu'aurais-je à réclamer contre lui ? Que pourrais-je faire s'il veut me nuire ? « C'est une convention vaine et contradictoire de stipuler d'une part une autorité absolue et de l'autre une obéissance sans borne. » Renoncer à ma liberté revient à promettre d'obéir inconditionnellement à un autre, donc à me considérer comme un simple instrument, un simple objet, une chose dont l'autre peut disposer à sa guise. Or, vouloir être un objet, un esclave, est impossible Je n'abdique pas alors simplement mes droits, mais que je renonce aussi à mes devoirs, que je me détruis comme être moral. Si celui auquel j'ai promis d'obéir m'ordonne de faire une action que je juge atroce, de deux choses l'une, ou bien j'obéis, mais alors j'abdique tout jugement, me considère comme une machine, et me nie comme être moral, je ne suis alors (à mes propres yeux) qu'un instrument animé, ou bien je refuse d'obéir et dans ce cas je fais éclater au grand jour que ce contrat de soumission est intenable, que je n'ai jamais pu véritablement vouloir obéir inconditionnellement. Ne pas être libre signifie ne pas accomplir sa volonté mais celle d'un autre. Or, Rousseau montre que la liberté définit l'homme comme tel, et que nul e peut vouloir renoncer à sa liberté, cad nul ne peut vouloir véritablement se soumettre. Ce serait « renoncer à sa qualité d'homme », vain & contradictoire : autant dire qu'un homme voudrait devenir un esclave, un instrument, une chose. L'importance de la conception de Rousseau n'est donc pas tant de montrer que l'homme est naturellement libre que d'affirmer que cette liberté est inaliénable, et doit perdurer sous les lois, sous le pouvoir.
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