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Définitions des termes :
- redouter : Craindre fortement. La crainte diffère de la peur : on a peur d'un danger présent (réel ou supposé), on craint un danger à venir (réel ou supposé).
- avenir : futur, partie du temps qui n'est pas encore.
Extrait du corrigé : Autrement dit, il faut maintenant envisager que redouter l'avenir n'est pas simplement le craindre, mais aussi s'y préparer. 2- Il est nécessaire pour bien agir de redouter l'avenir a) La conscience d'être fini L'animal craint-il l'avenir ? Est-il seulement capable de se le représenter ? Comme le dit Nietzsche, la bête ne vît que l'instant présent ; il y n'existe pour elle qu'un éternel « il y a » (Seconde considération inactuelle, ch. 1). Par conséquent, l'avenir nous apparaît comme redoutable dès lors que, au contraire des bêtes, nous sommes capables de prendre conscience de notre finitude. Il ne peut y avoir de sentiment à l'égard de l'avenir que pour un être qui sait qu'il va mourir et que rien ne demeure : l'écoulement du temps (menant à l'inéluctable destruction de ce qui est, de l'être actuel) ne peut donc absolument pas être éludé. b) l'avenir et la contingence En tant qu'être finis, nous appartenons donc à la sphère ontologique de la contingence. Comme le fait remarquer Aristote, seul ce qui est nécessaire, ne pouvant pas ne pas être, est ce qui est toujours, c'est-à-dire éternel, non soumis à la génération et à la corruption. Or la contingence, envisagé du point de vue de l'avenir, se caractérise par une indétermination logique : une chose comme son contraire peut advenir indifféremment [voir l'argument des futurs contingent, dans De l'interprétation, ch.
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