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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Extrait du corrigé : b) Et quand bien même on voudrait rejeter ses désirs donc se plonger dans la contemplation esthétique comme le préconise Schopenhauer il faut remarquer que le désir n'est pas absent, bien au contraire, de l'art comme le critique Nietzsche dans La généalogie de la morale. En effet pour développer sa critique Nietzsche considère qu'il y a peu de choses dont Schopenhauer parle avec autant d'assurance que la contemplation esthétique. A ce sujet, Schopenhauer dit qu'elle agit directement comme l'intérêt sexuel. Il ne se lasse jamais de glorifier cette délivrance de la « volonté » comme étant le grand avantage et l'utilité de l'état esthétique. « On serait même tenté de se demander si la conception fondamentale de « volonté et représentation » n'a pas son origine dans une généralisation de cette expérience sexuelle. » En effet, ce dernier, dans Le monde comme volonté et comme représentation écrit : « c'est l'ataraxie, qu'Epicure estimait comme le bien suprême, l'apanage des dieux ; nous sommes pour cet instant, délivrés de l'odieuse contrainte de la volonté, nous célébrons le sabbat des travaux forcés du vouloir, la roue d'Ixion immobile... » Schopenhauer a décrit l'un des effets du beau, l'effet calmant sur la volonté ; mais est-ce seulement un effet normal ? Stendhal lui insiste sur un autre effet du beau : le beau est un promesse de bonheur. Il s'agit dans ce cas d'une excitation de la volonté, d'un intérêt par la beauté. « Dès lors, on peut peut-être objecter à Schopenhauer sa compréhension du kantisme, c'est-à-dire du beau comme désintéressement. En effet, le beau plaît ici par intérêt et pour l'intérêt le plus fort, c'est-à-dire celui de la délivrance d'une torture.
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Le corrigé du sujet " Faut-il rejeter ses désirs? " a obtenu la note de : aucune note
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Le désir exprime un rapport au manque, mais aussi une création authentique. Le désir est ce mouvement qui me porte vers un objet que j’imagine source de satisfaction ou pouvant constituer mon bonheur d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, le désir ne se confond pas avec la volonté : vouloir ce n’est pas seulement désirer mais organiser les moyens en vue d’une fin poursuivie. Le désir n’est pas non plus le besoin. Le besoin est fondamentalement un manque matériel alors que le désir est déjà d’une certaine façon spirituel ou plus exactement d’ordre existentiel. Le problème dès lors c’est que le désir peut porter sur des objets inaccessibles comme le désir d’immortalité ; mais surtout, à la différence du besoin, le désir ne s’apaise pas lors de sa satisfaction : l’odyssée du désir ne s’arrête jamais, il s’agit d’un éternel recommencement, un cycle sans fin. Et c’est bien cela qui peut nous pousser à rejeter nos désirs, ou certains d’entre eux. En effet, l’absence de satisfaction complet et permanent peut entraîner la souffrance tant physique que psychologique ou un frein à notre activité comme la réflexion en tant qu’il contient en lui une part d’irrationnel.
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