LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 4663 inscrits

Sujet : Faut-il renoncer à l'idée que l'homme a une nature ?

Définitions des termes :
  • renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Extrait du corrigé : 3)      Le pouvoir que donne l'idée d'une nature de l'homme : si la nature enveloppe un destin, celui qui définit l'homme d'une certaine façon et qui a du pouvoir sur lui en fait un esclave. Celui qui est capable de définir l'autre en fait un objet, quelque chose d'explicable, d'anticipable par rapport à sa nature. Selon l'expression de Sartre, il le fait tomber en nature », c'est-à-dire qu'il le déloge de sa position de sujet inventant ses actes pour en faire un objet déterminé. Il est d'ailleurs facile de voir que dans les sociétés qui tolèrent l'esclavage il y a des castes, les esclaves sont considérés comme étant d'une autre nature que la caste dominante. Il convient donc de se méfier des discours politiques définissant l'homme d'une certaine façon, l'idée de la nature de l'homme qu'ils donnent est une façon d'asseoir leur pouvoir. III : Ne pas renoncer mais avancer avec prudence. 1)      Le principe de précaution : bien que les sciences semblent parfois menacer l'humanité de l'homme, il faut distinguer la recherche scientifique des applications qui en sont tirées. Le principe de précaution est un principe juridique qui consiste à retarder l'adoption de mesures qui pourraient déboucher sur des dommages graves. Il faut distinguer la recherche de l'application des connaissances, ce principe doit il s'appliquer à la recherche ? Par exemple, actuellement, la question se pose à propos de la manipulation du génome humain : elle est interdite, cependant cette interdiction freine les recherches, ne pourrait on pas autoriser la manipulation du génome dans le cadre du laboratoire ?

Faut-il renoncer à l'idée que l'homme a une nature ?

Corrigé : Faut-il renoncer à l'idée que l'homme a une nature ? Corrigé de 1548 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Faut-il renoncer à l'idée que l'homme a une nature ?" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Problématique

Michel Foucault disait des sciences humaines qu’elles avaient signé la « mort de l’homme », en effet en expliquant l’homme comme un objet soumis à des déterminismes de toutes sortes, les sciences ont ramené l’homme au niveau de tout objet de la nature et ont tué l’idée de l’homme surnaturel.
L’idée que l’homme a une nature implique qu’il agit, existe, se comporte, conformément à cette nature. C’est pourquoi ramener l’homme à un objet de science, c'est-à-dire à un objet naturel, c’est lui ôter sa transcendance vis-à-vis de la nature.
Mais d’autre part, la nature peut aussi signifier l’essence, c'est-à-dire la réalité profonde et propre à l’homme, dans ce contexte, on peut dire que l’homme se distingue de la nature physique, mais ayant une nature, une essence, il agira toujours selon sa nature. Cette idée pourra permettre à certains de dire que l’homme étant une créature qui doit racheter ses péchés, il devra exister, agir, selon certains préceptes par rapport à cette nature, l’idée que l’homme a une  nature rejoint alors les discours religieux et idéologiques et risquent parfois d’être un moyen d’asservissement.
Il semblerait donc plus prudent de renoncer à l’idée que l’homme a une nature, elle est dangereuse pour l’homme lui même.
Cependant, l’idée d’une nature de l’homme, qu’elle soit philosophique, religieuse ou scientifique a une grande valeur heuristique, elle permet de comprendre ce qu’est l’humanité. Tous ces discours ne sont pas voués à un hermétisme et à un réductionnisme dogmatique, les différentes idées sur la nature de l’homme nous permettent de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui. Il convient donc de se demander s’il faut renoncer à l’idée que l’homme a une nature.



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :