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FAUT-IL RENONCER A L'IDÉE QUE L'HOMME A UNE NATURE ?

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FAUT-IL RENONCER A L'IDÉE QUE L'HOMME A UNE NATURE ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : FAUT-IL RENONCER A L'IDÉE QUE L'HOMME A UNE NATURE ?



Publié le : 13/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

FAUT-IL RENONCER A L'IDÉE QUE L'HOMME A UNE NATURE ?
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  • faut-il : "Faut-il ?" est une question qui peut se poser à deux niveaux et donner lieu à un plan en deux parties : 1) la nécessité physique/matérielle/naturelle/économique/sociale, c'est-à-dire la contrainte des choses. 2) l'obligation morale, le devoir, c'est-à-dire l'impératif de la raison pratique.
  • renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
  • idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Introduction :

Michel Foucault disait des sciences humaines qu’elles avaient signé la « mort de l’homme », en effet en expliquant l’homme comme un objet soumis à des déterminismes de toutes sortes, les sciences ont ramené l’homme au niveau de tout objet de la nature et ont tué l’idée de l’homme surnaturel.

L’idée que l’homme a une nature implique qu’il agit, existe, se comporte, conformément à cette nature. C’est pourquoi ramener l’homme à un objet de science, c'est-à-dire à un objet naturel, c’est lui ôter sa transcendance vis-à-vis de la nature.

Mais d’autre part, la nature peut aussi signifier l’essence, c'est-à-dire la réalité profonde et propre à l’homme, dans ce contexte, on peut dire que l’homme se distingue de la nature physique, mais ayant une nature, une essence, il agira toujours selon sa nature. Cette idée pourra permettre à certains de dire que l’homme étant une créature qui doit racheter ses péchés, il devra exister, agir, selon certains préceptes par rapport à cette nature, l’idée que l’homme a une  nature rejoint alors les discours religieux et idéologiques et risquent parfois d’être un moyen d’asservissement.

Il semblerait donc plus prudent de renoncer à l’idée que l’homme a une nature, elle est dangereuse pour l’homme lui même.

Cependant, l’idée d’une nature de l’homme, qu’elle soit philosophique, religieuse ou scientifique a une grande valeur heuristique, elle permet de comprendre ce qu’est l’humanité. Tous ces discours ne sont pas voués à un hermétisme et à un réductionnisme dogmatique, les différentes idées sur la nature de l’homme nous permettent de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui. Il convient donc de se demander s’il faut renoncer à l’idée que l’homme a une nature.

Problématique :

L’homme est très complexe, lui assigner une nature ce serait peut être faire abstraction de sa richesse réelle et ce serait nier sa liberté, néanmoins, faut il pour cela empêcher toute enquête sur la nature humaine ?

 

 




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    Problématique

    III : Ne pas renoncer mais avancer avec prudence. 1) Le principe de précaution : bien que les sciences semblent parfois menacer l'humanité de l'homme, il faut distinguer la recherche scientifique des applications qui en sont tirées. Le principe de précaution est un principe juridique qui consiste à retarder l'adoption de mesures qui pourraient déboucher sur des dommages graves. Il faut distinguer la recherche de l'application des connaissances, ce principe doit il s'appliquer à la recherche ? Par exemple, actuellement, la question se pose à propos de la manipulation du génome humain : elle est interdite, cependant cette interdiction freine les recherches, ne pourrait on pas autoriser la manipulation du génome dans le cadre du laboratoire ? 2) Les bénéfices de la connaissance de l'homme : la connaissance de la nature de l'homme apporte des bénéfices flagrants en médecine, elle permet aussi au politique d'améliorer les mesures sociales.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    .1 Or, dites-le, -Thérèse, de ce que des imbéciles déraisonnent sur l'érection d'une indigne chimère et sur la façon de la servir, faut-il qu'il s'ensuive que l'homme sage doive renoncer au bonheur certain et présent de sa vie; doit-il, comme le chien d'Ésope, quitter l'os pour l'ombre, et renoncer à ses jouissances réelles pour des illusions? Non, -Thérèse, non, il n'est point de Dieu, la Nature se suffit à elle-même (...), SADE, Justine..., t. I, p. 56 (1791).

    Ajouté par webmaster

    Rousseau, Du contrat social. "Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possibles pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter cette liberté à sa volonté ."

    Ajouté par webmaster

    Nous avons dit que la nature marche toujours et agit en tout par degrés imperceptibles et par nuances; cette vérité qui d'ailleurs ne souffre aucune exception, se dément ici tout à fait; il y a une distance infinie entre les facultés de l'homme et celles du plus parfait animal, preuve évidente que l'homme est d'une différente nature, que seul il fait une classe à part, de laquelle il faut descendre en parcourant un espace infini avant que d'arriver à celle des animaux, car si l'homme était de l'ordre des animaux, il y aurait dans la nature un certain nombre d'êtres moins parfaits que l'homme et plus parfaits que l'animal, par lesquels on descendrait insensiblement et par nuances de l'homme au singe; mais cela n'est pas tout d'un coup de l'être pensant à l'être matériel (...), BUFFON, Hist. nat. de l'homme, De la nature de l'homme.

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    Pour eux -(les hommes de la pègre) l'idée de l'homme ne se sépare pas de l'idée de l'ombre. La nuit se dit la sorgue; l'homme, -l'orgue. L'homme est un dérivé de la nuit., HUGO, les Misérables, IV, VII, II.

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    L'homme qui refuse de choisir parce que tout le séduit invoque souvent sa «nature artistique». Comme si un Dante, un Wagner, un Rodin n'avaient pas su choisir, prendre un parti, et renoncer aux autres., Julien BENDA, la France byzantine, p. 34.

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    Des philosophes ont demandé si la pensée peut exister sans parole ou sans quelqu'autre signe : non, sans doute (...) l'idée simple a d'abord nécessité le signe, et bientôt le signe a fécondé l'idée; chaque mot a fixé la sienne, et telle est leur association, que, si la parole est une pensée qui se manifeste, il faut que la pensée soit une parole intérieure et cachée. L'homme qui parle est donc l'homme qui pense tout haut (...), RIVAROL, Littérature, I.

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    L'idée du -nécessaire, avec l'idée opposée du -contingent, et les idées corrélatives du -possible et de l'-impossible, joue dans les controverses touchant la théorie de la connaissance, l'existence de Dieu et ses rapports avec le monde, enfin la nature et la liberté, un rôle cardinal., J. LAPORTE, l'Idée de nécessité, Introd.

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    Ce premier thème suppose le contexte général d'une cosmologie, d'une -doctrine fondamentale de la nature qui étend un système commun de déterminations aux sujets et aux choses, mêlant des déterminations de choses, comme l'idée de nature, et des déterminations de sujet, comme l'idée d'appétit., RICOEUR, Philosophie de la volonté, 1949, p. 180, -in T.L.F.

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    (...) il -(l'homme) dit : la nature brute est hideuse et mourante; c'est moi, moi seul qui peux la rendre agréable et vivante : desséchons ces marais (...) mettons le feu (...) à ces vieilles forêts déjà à demi consommées (...) une nature nouvelle va sortir de nos mains. Qu'elle est belle, cette nature cultivée (...) mille (...) monuments de puissance et de gloire démontrent assez que l'homme, maître du domaine de la terre, en a changé, renouvelé la surface entière, et que de tout temps il partage l'empire avec la nature., BUFFON, Hist. nat. des animaux, Vue de la nature, I.

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