Faut-il renoncer a s'interroger sur ce qui est hors de portée de la connaissance scientifique ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Faut-il renoncer a s'interroger sur ce qui est hors de portée de la connaissance scientifique ?
Le sujet pose tout d'abord la curiosité de l'homme qui cherche à savoir, à connaître, à établir des connaissances, des « vérités ». Or, cette curiosité n'est pas totalement satisfaite, certaines choses restent hors de portée de l'esprit humain, échappent à la science (considérée ici comme ce qui donne accès à la connaissance). Doit-on pour autant renoncer à ces interrogations non fructueuses ?
Le sujet nous amène à nous poser plusieurs questions.
Tout d'abord, la connaissance scientifique est-elle la seule connaissance possible et « valable » ?
Ensuite, le fait s'interroger ne peut-il pas constituer une fin en soi, pourquoi vouloir à tout prix établir une connaissance scientifique ?
Enfin, ne peut-on pas trouver des réponses à ce qui échappe à la science ailleurs ?
La pensée qui s'interroge elle-même est une chose précieuse, à ne pas jeter aux orties quand elle n'est pas productive. Beaucoup de dialogues de Platon n'arrivent pas à établir de connaissance, pourtant ils nous rapprochent de la vérité (exemple dans Hippias majeur, on n'arrive pas à une définition de ce qu'est le beau, mais on sait qu'on ne peut pas le définir en faisant une liste des choses qui ont la propriété d'être belles.) « Une grande philosophie n'est pas celle qui installe une vérité définitive, c'est celle qui introduit une inquiétude. » (PÉGUY.) Aux philosophes et aux amis de la connaissance : « Il y a plus de vérité dans n'importe quel petit point d'interrogation placé après vos formules préférées et vos théories favorites [...] que dans toutes vos attitudes et vos déclarations pompeuses devant procureurs et tribunaux. » Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1886. III ] On peut chercher des connaissances ailleurs, la science n'est pas le seul moyen de connaître. Le sujet semble dire que si l'on ne peut établir une connaissance scientifique de quelque chose, il est alors vain de penser pouvoir en avoir une connaissance. Or, même si elle ne pourront pas aussi sûrement prétendre à l'universalité scientifique, elles peuvent nous aider à penser, à faire des choix, à trouver des vérités.
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