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Sujet : Faut-il reprocher au langage d'être équivoque ?

Définitions des termes :
  • langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Extrait du corrigé : Pourquoi faire un brouillon avant une dissertation ? Justement pour expliciter le flux d'abord confus de l'inspiration qui nous traverse à partir d'un sujet, pour incarner cette manière, cette pensée virtuelle en une réalité palpable & travaillable, réalité que les mots que nous écrivons lui donnent.Il s'agit là, pour la pensée, d'une véritable épreuve, de l'épreuve de ce que Hegel appelait le « négatif » : pour devenir ce qu'elle est, la pensée doit en passer par ce qui n'est pas elle : le langage. Dans cette épreuve par laquelle elle devient ce qu'elle est, la pensée fait donc face à d'apparents périls qui peuvent nous faire prendre le langage pour un inconvénient. Au premier rang de ces périls, celui qui apparemment menace ce que nous pourrions appeler la subjectivité, notre singularité : ne risquons-nous pas, en incarnant notre intériorité dans une forme objective, d'en perdre irrémédiablement ce qui en elle nous appartient le plus ? Le mot peut, ainsi, être perçu comme commun et galvaudable : nous savons bien que chacun peut transformer nos paroles comme il l'entend, que les « je t'aime » que nous prononçons ont été cent fois, mille fois, prononcés et entendus, que nos pensées dans nos paroles deviennent anonymes comme une rumeur sourde. Puisque « tout est dit depuis huit mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent » (La Bruyère), le refus des mots ne serait-il pas le dernier refuge de l'intériorité ? Ce sont ces appréhensions que la pensée hégélienne entend conjurer avec la dernière énergie.Le présupposé qui est ici en jeu a quelque chose à voir avec la question de la propriété de la parole.Ce dialogue constant de la pensée avec le langage, cette lutte entre l'ineffable et les mots, bref ce passage, pour la pensée, du non-être à l'être prend donc évidemment, comme on l'a vu, un sens particulièrement aigu en littérature et spécialement en poésie.

	Faut-il reprocher au langage d'être équivoque ?

Corrigé : 	Faut-il reprocher au langage d'être équivoque ?	Corrigé de 2590 mots (soit 4 pages) directement accessible

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