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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- semblable : Analogue, pareil, même; mon semblable=mon prochain.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : Ainsi écrit-il dés le début de Totalité et infini : « L'absolument autre, c'est autrui ». « L'idée de l'infini suppose la séparation du Même par rapport à l'autre. Mais cette séparation ne peut reposer sur une opposition à l'autre, qui serait purement antihètique. La thèse et l'antithèse en se repoussant s'appellent. Elles apparaissent dans leur opposition à un regard synoptique qui les embrasse. Elles forment déjà une totalité qui rend relative e l'intégrant, la transcendance métaphysique exprimée par l'idée de l'infini une transcendance absolue doit se produire comme inintégrable », Totalité et infini, Livre de poche, p45. Ma relation à autrui ne se laisse pas en effet ramener à un schéma de type dialectique où les termes opposés sont pensés ensemble : il n'existe pas de point de vue extérieur à la relation moi-autrui qui pourrait l'embrasser et la saisir sur un mode synoptique. C'est bien parce que nous appartenons au même monde et que, en même temps nous sommes distincts que peut émerger une altérité irréductible à l'identité : si moi et autrui n'étions pas partie prenante de la même réalité mondaine, nous pourrions être distingués réellement comme deux termes d'une relation intelligible : si nous n'avions pas chacun un point de vue irréductible à l'autre, nous pourrions être ramenés à une identité neutre. C'est ainsi que l'autre pour Levinas, c'est d'abord un visage. Non pas un masque qu'on pourrait regarder comme on regarde un objet (en demeurant intérieur à lui) mais une ouverture, un accès immédiat à l'autre.
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Le corrigé du sujet " Faut-il respecter en autrui le semblable ou l'être différent de soi-même? " a obtenu la note de : aucune note
respecter être parle conscience mon mort comme autrui suis-je dois-je l'être exacte penser semblable question vérité qu'est-ce soi-même prochain pas quand "qui l'art choses d'une limites dévoilement sous-entends différent d'autrui illusions réponse
Si l’amitié désigne cette relation fusionnelle qui fait dire à Montaigne dans les Essais, Livre 28, livre 1 : « En l’amitié nos âmes se mêlent et se confondent l’une l’autre d’un mélange si universel qu’elles effacent et ne retrouvent la couture qui les a jointe. Si l’on me presse de dire pourquoi je l’aimais je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant parce que c’était lui parce que c’était moi ». Ici autrui apparaît comme un prolongement de moi-même. Pour autant autrui en tant qu’homme apparaît sous des figures opposés et contradictoires, il est certes l’ami mais il est aussi le voisin, l’étranger.
L’étranger est la figure antinomique de l’ami, puisqu’il est celui qui intrinsèquement autre, il est inassimilable. Avec lui, il semble que je ne puis avoir de dialogue, je ne puis réellement sympathiser avec lui ou le comprendre. Comment respecter autrui indifféremment de la place qu’il occupe dans notre existence, sans tomber dans ni l’assimilation qui nie toute identité propre à autrui, ni dans l’incompréhension voire l’irrespect qui dénigre totalement autrui ?
Tout homme en tant qu’il appartient au genre humain n’a-t-il pas une proximité voire une similitude qu’il partage avec tout les hommes et donc avec moi ? Mais alors tout homme n’est-il pas mon alter ego ? Cependant peut-on ramener tous les hommes à cette égalité, cette identité qui interdit de voir tout autre comme radicalement autre ? Respecter autrui n’est-ce pas avant tout de ne pas le ramener à de l’assimilable ?
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