Faut-il rompre avec le passé ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Faut-il rompre avec le passé ?
Sommes-nous esclaves de notre passé, c'est-à-dire de la dimension du temps écoulé, envisagé dans son irréversibilité irréductible ? Voici un intitulé qui nous questionne sur notre rapport à ce qui fut nôtre, sur la relation à ce qui n'est plus et semble ainsi s'imposer à nous. On remarquera que la question surgit de la définition même du passé. Si notre passé est un donné irréversible, un irréductible, comment n'en serions-nous pas esclaves ? Le passé n'est-il pas un en-soi ? un donné figé ?
Le questionnement est inscrit dans la question : le passé, un donné ou un choix ? D'où vient la force de ce donné, force qui semble m'emprisonner et me lier ? Ce donné ne serait-il pas irrémédiable ? Et s'il constituait un « en-soi » figé et immuable ? Un « en-soi » réel ou bien un projet issu finalement de ma liberté ? Le problème est le suivant : même au sein de ce passé qui semble irréductible et irrémédiable, expérimentons-nous le temps ouvert d'un projet nous faisant sortir, par anticipation, de tout « en-soi » ? En bref, le passé se donne-t-il dans l'anticipation du futur ou nous maintient-il dans une fermeture radicale, loin de tout projet, de toute marche en avant de la conscience ? Faut-il rompre avec le passé ?
L'enjeu n'est-il pas évident ? Selon la réponse apportée, nous saurons que nous vivons dans l'inertie figée de l'en-soi ou dans le temps ouvert de l'existence, d'où des conséquences pratiques : n'agirons-nous pas différemment en fonction de l'irrémédiable que semble constituer le passé ou bien dans l'optique d'une existence ouverte ?
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