Faut-il se satisfaire de ses illusions ?

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Sujet : Faut-il se satisfaire de ses illusions ?

Aperçu du corrigé : Faut-il se satisfaire de ses illusions ?

Faut satisfaire illusions

L’illusion est l’état mental de celui qu’on abuse et qu’on trompe. L’illusion n’est pas l’erreur, c’est-à-dire d’un acte de l’esprit jugeant vrai ce qui en réalité est faux. La satisfaction peut être comprise comme une plénitude existentielle ou une certaine part de bonheur. Or l’illusion semble est l’apanage de l’ignorance. On pourrait alors se demander comment nous pourrions nous satisfaire de nos illusions ? Quelles sont-elles ? Pourtant, si l’on évoque la négativité de l’illusion il ne faut pas négliger l’existence d’une positivité de l’illusion. L’illusion est en effet consolatrice face la violence et la déception du réel, mais elle produit aussi du réel. Elle n’est pas une simple croyance et possède une fonction et un contenu positif. Elle possède notamment la puissance du désir et se révèle à travers lui. C’est pourquoi, même connue l’illusion peut se perpétuer sans vraiment se dissiper. Si l’erreur de jugement provoquée par l’illusion peut être corrigée, l’illusion, elle, persiste et n’est pas dissipée. Dès lors c’est face à cette valeur et cette puissance de l’illusion que se pose la question : « faut-il se satisfaire de ses illusions ? »

            En ce sens, si l’illusion paraît en contradiction avec la plénitude de la vie heureux et la recherche de la connaissance vraie (1ère partie), sans doute ne faut-il pas disqualifier trop vite l’aspect psychologique de la puissance de l’illusion comme consolatrice (2nd partie). Dans ce cas peut-être faudra-t-il envisager une possible valeur positive de l’illusion voire une nécessité vitale de s’en satisfaire (3ème partie).

 

   Elle a donc le statut d'être à la fois la cure et la maladie en tant qu'elle peut être cause de dépit mais en même temps utile pour voiler un désespoir plus vaste et plus profond et cela en raison même du caractère décevant du réel. C'est bien ce que développe Freud notamment dans Malaise dans la culture en constatant simplement que si la satisfaction n'est pas assurée, « la souffrance semble être une expérience que chacun a connue, connaît ou connaîtra ». b) Or justement l'artiste n'est-il pas justement le paradigme de cette personne qui doit se satisfaire de ces illusion ? Comme le remarque Nietzsche dans le Crépuscule des Idoles, l'artiste particulièrement est celui a recherché cette profondeur, cette couche de sens qui aurait dû se rajouter à la réalité, or cette quête est un échec, il n'y a pas de profondeur, il n'y a pas de sens, que de la surface. Le sens est une valeur ajoutée au réel pour qu'il soit plus supportable mais rien n'indique que dans les choses elles-mêmes il y ait du sens. L'artiste doit se satisfaire de ses illusions car ayant été au fond des choses il a remarqué le manque de profondeur des choses et l'absence même de sens du réel. L'artiste crée alors des illusions dont il recouvre le réel pour lui donner sens. Il doit bien s'en satisfaire : il n'y a que cela. Et c'est en ce sens que l'art est une illusion consolatrice, un voile sur l'abysse du non-sens. c) L'art est donc un jeu sérieux.

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