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Fiche de Lecture: La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette

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Fiche de Lecture: La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette

Fiche de lecture

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Publié le : 20/7/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

Fiche de Lecture: La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette
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Résumé


La Princesse de Clèves est composée en 4 parties. L'action se déroule d'octobre 1558 à novembre 1559, à la cour du roi Henri II durant les dernières années de son règne. Mlle de Chartres fut éduquée selon les plus strictes règles de la morale par sa mère. A l'âge de seize ans, elle rencontre le Prince de Clèves, un homme honnête et qui tombe amoureux d'elle dès qu'il l'aperçoit; Mlle de Chartres accepte la demande en mariage du prince, quoiqu'en n'étant pas amoureuse de lui. Plus tard, lors d'un bal à la cour, elle rencontre le duc de Nemours qui a la réputation d'être un homme volage.C'est alors un coup de foudre immédiat et partagé. La mère de la princesse sent que cette passion est dangereuse et avant de mourir, elle conjure sa fille de lutter contre cette amour illégitime qui la lie au duc de Nemours. Elle se retire donc à la campagne pour s'éloigner de celui-ci.A la demande de M. de Clèves, Mme de Clèves rentre à Paris . Elle ne tarde pas à se rendre compte qu'elle n'est pas guérie de l'amour qu'elle éprouve pour le duc de Nemours. Elle est en effet émue et pleine de tendresse pour cet homme, qui par amour pour elle, renonce aux espérances d'une couronne, en refusant un mariage d'intérêt. Si elle ne parvient pas à maîtriser ses sentiments, elle est bien décidée à tout faire pour maîtriser ses actes. Elle souhaite à nouveau fuir celui qu'elle aime, mais son mari lui intime l'ordre de ne changer en rien sa conduite. Puis Nemours dérobe sous ses yeux son portrait. Elle se tait, craignant à la fois de dévoiler publiquement la passion que ce prince éprouve pour elle et d'avoir à affronter une déclaration enflammée de cet amoureux passionné. Nemours qui s'est aperçu que la princesse de Clèves avait assisté à ce vol et n'avait pas réagi, rentre chez lui, savourant le bonheur de se savoir aimé. Lors d'un tournoi, Nemours est blessé. Le regard que lui adresse alors Mme de Clèves est la preuve d'une ardente passion. Puis une lettre de femme égarée et dont elle entre en possession laisse supposer que Nemours a une liaison . Elle découvre alors la jalousie. Le Vidame de Chartres, oncle de la princesse de Clèves et ami intime de M. de Nemours est lui aussi très contrarié par cette lettre, car la lettre lui appartenait. En effet cette lettre risque de déshonorer une femme extrêmement respectable et de lui valoir, à lui, Vidame de Chartres, la colère de la Reine qui en a fait son confident et qui n'accepterait pas cette aventure sentimentale. Le Vidame de Chartres souhaite que le duc de Nemours indique être le destinataire de cette lettre et aille la réclamer à la reine dauphine qui l'a maintenant entre les mains. Il lui donne pour cela un billet sur lequel figure son nom , qu'une amie de sa maîtresse lui a donné, et qui permettra à Nemours de se justifier auprès de celle qu'il aime. M. de Nemours rend visite à Mme de Clèves et lui apprend la demande au Vidame de Chartres. Il parvient également grâce au billet que lui a donné son ami à lui prouver qu'il n'est pas compromis dans cette aventure sentimentale et arrive ainsi à dissiper la jalousie de la Princesse, qui reprend conscience de la passion qu'elle ressent, malgré elle, pour cet homme. Elle décide de repartir à la campagne, malgré les reproches de son mari, qui ne comprend guère son goût pour la solitude. Elle avoue alors, les yeux remplis de larme, qu'elle est éprise d'un autre homme, et que pour rester digne de lui, elle doit quitter la cour. M. de Nemours assiste, caché et invisible, à cet aveu. M. de Clèves est dans un premier temps tranquillisé par la franchise courageuse de son épouse. Puis aussitôt , il commence à ressentir une vive jalousie et presse son épouse de mille questions auxquelles elle ne répond pas. Elle ne lui dévoilera pas le nom de son rival. Le roi demande alors à M. de Clèves de rentrer à Paris. Restée seule , Mme de Clèves est effrayée de sa confession, mais se rassure , en estimant qu'elle a ainsi témoigné sa fidélité à son mari. Nemours raconte au Vidame de Chartres son histoire et la passion qu'il éprouve pour une femme de manière très vague. Quant à Mr de Clèves, il apprend de son côté que celui que sa femme n'a pas voulu nommer, n'est autre que M. de Nemours. Puis en raison de l'imprudence de Nemours, l'information devient publique. Ne sachant que ce dernier a été témoin de cet aveu, M et Mme de Clèves se déchirent en se soupçonnant l'un l'autre d'avoir trahi le secret de leur discussion. Le triangle amoureux est alors sujet aux plus grands soupçons et troubles de la passion. Mme de Clèves se retire à nouveau à la campagne, cherchant dans la solitude l'impossible tranquillité. Nemours la suit, épié par un espion de Mr de Clèves. Encouragé par cette marque d'amour, Nemours se décide à rejoindre celle qu'il aime.Pensant le reconnaître, la princesse se réfugie immédiatement dans un autre endroit du château. Nemours attend en vain dans le jardin , et il se rend dans le village voisin pour y attendre la nuit suivante. La présence du duc de Nemours auprès de la princesse a été racontée à Clèves par son espion. Sans même laisser le temps à son interlocuteur de lui donner plus de précisions, Clèves est persuadé qu'il a été trahi. Il meurt de chagrin. Quelques mois après sa mort, la princesse accepte de revoir Nemours et elle lui avoue l'amour ardent qu'elle éprouve pour lui mais elle ajoute qu'elle ne l'épousera jamais car ce serait oublier ses principes et trahir son mari. Elle évoque aussi une autre raison, celle d'être trompée et de vivre constamment dans un état de jalousie, ce qu'elle ne pourrait supporter. Laissant Nemours dans un désarroi extrême, elle part dans les Pyrénées et meurt quelques années plus tard.

Thèmes Abordés

> Société où l'apparence prime comme le montre les passages où l'auteur décrit la cour, notamment au début du roman ( description de la cour d'Henri II ). On retrouve également l'évocation de certains personnages historiques et on remarquera ici une certaine influence de l'époque de Mme de la Fayette.
> Jeu du regard. En effet, c'est grâce à la vue que l'intrigue se noue: Tout d'abord, le prince de Clèves est ébloui par la beauté de sa future épouse. Mme de Clèves et Mr de Nemours subissent tous les deux un coup de foudre lors du bal. Mr de Nemours cherche à avoir un portrait de la femme qu'il aime et c'est surtout lors de l'épisode du miroir où la princesse est surprise par Nemours, regardant son portrait amoureusement. Le regard est le déclencheur de l'intrigue et en tire son importance.
> Troubles de la passion:
Grâce à l'analyse très fine des sentiments faite par l'auteur, le lecteur distingue les différentes étapes et ressentis de la princesse lorsqu'elle tombe amoureuse: tout d'abord elle est ébranlée par cette rencontre avec m. de Nemours, puis vient le moment où par obstination elle décide de dissimuler l'amour qu'elle éprouve pour lui, par peur d'inconstance. La princesse recherche à tout moment, l'honnêteté dans ses sentiments par respect pour son mari mais sa passion est trop forte ce qui la fait souffrir considérablement. Elle veut être sincère mais son amour pour le duc la pousse à fuir de peur de perdre la vertu qu'elle tient tant à conserver. Seulement l'amour est là, et Mme de clèves subit tous les aléas de la passion amoureuse, sauf lorsqu'elle est en présence de nemours où elle éprouve joie et admiration pour lui.

Mais dans la passion c'est surtout la jalousie qui la ronge et la peur de perdre l'être qu'elle aime. Elle ne supporte pas cet accès de folie qui s'empare d'elle tel un monstre. Elle connait la réputation du duc de Nemours, elle recherche des preuves de son amour car elle est sans cesse dans le doute et la douleur de ses sentiments et elle subit sa propre torture intérieure. Le coup de foudre dans cette œuvre s'avère dévastateur pour qui veut le contrer, comme le prouve le sort de Mme de Clèves et de son mari.

Citations

« Les paroles les plus obscures d'un homme qui plaît donnent plus d'agitation que des déclarations ouvertes d'un homme qui ne plaît pas. »
« Toutes mes résolutions sont inutiles, je pensais hier tout ce que je pense aujourd'hui et je fais aujourd'hui le contraire de ce que je résolus de faire hier. »

Avis personnel

La princesse de Clèves est une oeuvre qui montre un début d'émancipation de la femme. En effet, même si ses choix paraissent archaïques, la princesse fait preuve d'une véritable abnégation dans ses principes: en refusant de se soumettre à l'amour qu'elle éprouve pour Nemours, elle montre que la femme a une voix et une certaine indépendance, évidemment relative à son époque. Elle préfère la droiture à son plaisir ce qui est en contradiction avec le libertinage, et ce roman se pose donc comme un roman moralisateur. De plus, Mme de la Fayette nous offre une analyse fine du sentiment amoureux, et grâce à son héroïne elle propose un questionnement primordial sur la passion amoureuse: en effet, est-il seulement souffrance, comme la princesse tend à le suggérer, ou est-il une affaire de courage ou de lâcheté face aux sentiments que l'on est à même d'éprouver ? Les fuites successives de la princesse font croire au lecteur que la jeune femme a tout simplement peur d'aimer, mais ce serait une vision trop simpliste concernant cette époque. A la fin de cette oeuvre, le lecteur est dans le flou le plus complet sur ce fameux sentiment qu'est l'amour. L'inconstance naturelle des hommes évoquée par la princesse donne à réfléchir. Le choix de Mme de clèves paraît être une folie dans le sens où elle décide de passer outre le coup de foudre qu'elle a subit réciproquement avec M. de Nemours, alors qu'il est pour elle le choix de la raison.

 




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  • CLOADRI-225696 (Hors-ligne), le 02/01/2014 à 02H13.
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    Problématique

    En effet, même une fois veuve, la Princesse de Clèves se refusera à épouser l’homme qu’elle aime. Grand sujet d’étude du XVIIe siècle, la passion amoureuse — plus que tout autre tourment de l’âme — détourne de la plénitude et du bonheur véritables. Un tel bonheur, pour être atteint, nécessite un « art du bien se comporter » : il a un seul visage, la quiétude, qui consiste en premier lieu à savoir se tenir éloigné de tout facteur de trouble.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) il fallait employer le pouvoir que cette princesse avait sur lui pour l'engager à servir MËlËlËe de Chartres auprès du roi (...), MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, I, p. 254.

    Ajouté par webmaster

    L'embarras où il voyait MËmËe de Clèves par sa faute, et la pensée du juste sujet qu'il lui donnait de le haïr, lui causa un saisissement qui ne lui permit pas de répondre. MËmËe la Dauphine voyant à quel point il était interdit (...), MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, III.

    Ajouté par webmaster

    Les articles furent conclus; on parla au roi, et ce mariage fut su de tout le monde., MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, t. I, p. 258.

    Ajouté par webmaster

    Le roi ne survécut guère le prince son fils; il mourut deux ans après., MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, I.

    Ajouté par webmaster

    Le lendemain, cette princesse, qui cherchait des occupations conformes à l'état où elle était, alla proche de chez elle voir un homme qui faisait des ouvrages de soie d'une façon particulière (...), MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, t. IV, p. 378.

    Ajouté par webmaster

    MËmËe de Clèves s'était bien doutée que ce prince s'était aperçu de la sensibilité qu'elle avait eue pour lui (...) Ce lui était une grande douleur de voir qu'elle n'était plus maîtresse de cacher ses sentiments et de les avoir laissés paraître au chevalier de Guise., MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, II.

    Ajouté par webmaster

    -(Elle) lui dit tout bas qu'il fallait bien se garder de lui parler de cette aventure (...), MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, III.

    Ajouté par webmaster

    Les lances se brisèrent, et un éclat de celle du comte de Montgomery lui donna dans l'oeil et y demeura., MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, t. III, p. 356.

    Ajouté par webmaster

    La faveur de la reine qu'elles partageaient ne leur avait point donné d'envie, ni d'éloignement l'une de l'autre (...), MËmËe DE LA FAYETTE, la Princesse de Clèves, IV.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

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