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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
- respect : Sentiment éprouvé face à une valeur jugée éminente ou absolue, et qui conduit à s'interdire tout ce qui pourrait lui porter atteinte. Le respect est, selon Kant, le seul mobile subjectif possible de l'action morale désintéressée, c'est-à-dire d'une action déterminée objectivement par la seule représentation de la loi ( ou impératif catégorique). Le respect est alors ce que l'on doit à autrui en tant que personne morale.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : Weber, « Le métier et la vocation d'homme politique » in Le savant et la politique) mais, malgré son aspect ostensiblement légitime, cette violence peut être ressentie et analysée - nonobstant ses usages injustes et/ou illégaux - comme injuste et donc illégitime. Marx a ainsi critiqué l'Etat en affirmant qu'il était au service de la classe dominante (la bourgeoisie), la police et l'armée fonctionnant ainsi comme les « chiens de garde » de la bourgeoisie. - Néanmoins, même cette critique marxiste ne prétend pas qu'en contraignant au respect de la légalité (droit positif, dont la formulation serait déterminée par les intérêts de la bourgeoisie) le droit lui-même soit fondé sur la force. L'idée de fondation implique en effet celle de justice et de légitimité (le droit naturel - ou les lois non écrites d'Antigone - fonde ainsi le droit positif). Si Marx critique le caractère injuste de la loi dans les régimes dits « bourgeois », ce droit imparfait n'est pas fondé sur le « droit du plus fort », mais sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. On ne saurait en effet fonder la légitimité du droit sur la force, comme le montre Rousseau (Du contrat social, III, « Du droit du plus fort »). Si tel était le cas, quiconque aurait la force de désobéir en aurait le droit, et alors il n'y aurait pas de droit, car « qu'est-ce qu'un droit qui périt quand la force cesse ? ». C'est là le sens de l'analyse marxienne : les appareils répressifs d'Etat (armée, etc.) ne peuvent se maintenir qu'en trouvant leur légitimité hors du domaine de la violence, c'est-à-dire dans l'idéologie (cf.
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Le corrigé du sujet "Fonder le droit sur la force ou faire respecter le droit par la force, cela
revient-il au même ?" a obtenu la note de : 









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« La justice sans la force est impuissante : la force sans la justice est tyrannique » écrit Pascal (§9 des Pensées). Ainsi, le droit ne peut se contenter de formuler des règles à suivre : il doit, le cas échéant, imposer la loi par la contrainte. Mais si l’Etat impose le respect du droit par l’usage de la force, s’ensuit-il qu’il fonde le droit par la force ? Il faut ici distinguer la force, en tant qu’usage contrôlé et raisonné de la violence, du soi-disant « droit du plus fort », où le droit serait fondé par la force, c’est-à-dire dicté par le plus fort. Mais n’y a-t-il pas contradiction à fonder le droit sur la force, dans la mesure où le concept de fondation implique une certaine légitimité, le droit n’ayant dès lors plus besoin de la force pour se faire respecter ?
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