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Sujet : La force peut-elle être au service du droit ?

Définitions des termes :
  • force : a) Principe de puissance ou d'action. b) Par opposition au droit: recours à la contrainte pour faire respect un pouvoir illégitime. c) Droit du plus fort: conception qui fait reposer l'autorité du chef sur sa supériorité physique. d) Fort: qui possède la force au sens fort ou au figuré. Opposé à faible.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).

Extrait du corrigé : Pourtant, la justice prononce et dit le droit, c'est-à-dire ce qui doit être et non ce qui est. Elle oppose donc l'être au devoir-être. Le droit et la force sont incompatibles et, Rousseau (cf. Du contrat social, Livre I, chapitre III, « Du droit du plus fort ») nous l'a appris, la notion de « droit du plus fort » est contradictoire. Comment, dès lors, mettre ensemble la force et la justice ? Comment faire pour que cette alliance contre nature et pourtant nécessaire ne dénature pas la justice ? A cette question, Pascal répond : « Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste ».Empreinte de pessimisme et de scepticisme, cette réponse, cependant, a le mérite de tenir à égale distance idéalisme et cynisme. Au premier, elle fait entendre qu'il est vain d'espérer que la justice puisse régner sans la force ; au second, elle réplique que la force ne peut régner sans justice, ou du moins sans s'efforcer en même temps de convaincre ceux à qui elle s'impose. Or que signifie cette remarque ?

La force peut-elle être au service du droit  ?

Corrigé : La force peut-elle être au service du droit  ?
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