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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- problème : Toute difficulté théorique ou pratique dont la solution est incertaine. Dans les sciences, question à résoudre à l'aide de la méthode appropriée et des connaissances déjà acquises.
Extrait du corrigé : La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai. Introduction Il arrive que les désaccords entre les hommes, tels qu'ils s'expriment par exemple sur le terrain moral, politique ou religieux, donnent l'impression d'une entente impossible. Le recours, dans ces circonstances, à l'expression «à chacun sa vérité» ne veut alors pas seulement dire que chacun a le droit de penser ce qu'il veut mais que personne ne voit les choses de la même façon. De sorte qu'il est normal que les hommes ne puissent pas s'entendre. Pourtant, à la réflexion, s'il était exact que chaque individu vivait dans son univers propre et que la vérité variait ainsi d'une personne à une autre, on ne pourrait plus s'expliquer cette fois que des hommes puissent partager des vérités communes. Ainsi par exemple, qu'entre catholiques et protestants l'entente soit difficile ne doit pas occulter qu'à l'intérieur de chacune de ces religions un grand nombre d'individus reconnaissent les mêmes dogmes. Comment cela serait-il possible si la vérité était toujours relative à chacun? Cette expression toute faite pose donc problème. La vérité est-elle une, indivisible et absolue ou bien est-elle relative? Et jusqu'à quel point?
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Le corrigé du sujet "La formule "à chacun sa vérité" fait-elle problème ? " a obtenu la note de : aucune note
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