Gagne-t-on sa vie en travaillant ?

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Gagne-t-on sa vie en travaillant ?

Philosophie

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Publié le : 6/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

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Gagne-t-on sa vie en travaillant ?
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  • travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».

Il s'agissait ici de s'interroger que la valeur du travail et sur son origine. Il est reconnu que le travail est bénéfique mais dans un même temps, chacun vit le travail comme une contrainte dont on se passera bien. Il fallait donc mettre en évidence les différents aspects du travail : nécessaire à la survie et activité contraignante, avant de voir que le travail, dans son idéal, permet à l'homme de se réaliser et d'accéder véritablement à son humanité.
  
  
 Le travail, dans notre société, désigne toute activité dès l'instant où elle est socialement rentable. Ainsi l'ouvrier, l'employé, l'enfant qui apprend à l'école travaillent. Mais il faut rappeler que ce mot vient du terme latin "tripalium" qui désigne instrument de torture. Le travail est en effet plus subi comme une contrainte, comme une tâche pénible et douloureuse. Dès lors, pourquoi travaillons-nous ? De prime abord, le travail est plutôt une relation entre la nature et l'homme, une lutte pour la survie et pour assurer les conditions de vie. Le travail, en effet, est nécessaire parce que la nature n'offre pas spontanément à l'homme ce qu'il a besoin pour vivre. Le terme "gagner" signifie "tirer un profit, un gain". Il faut donc que ce que cela nous coûte de travailler soit compensé par ce que l'on en retire. Mais ne perd-on pas quelque chose, quand nous travaillons ? Ne perdons-nous pas aussi quelque chose? Pourtant, pouvons nous être véritablement un homme, sans travailler ? Gagne-t-on sa vie en travaillant ?



Si, au sens économique, on gagne sa vie en travaillant, ce gain n'est qu'une des conséquences du travail ; car en travaillant, avant tout, on se réalise, on réalise son talent en exprimant ses facultés. C'est parce que le travail n'est pas seulement un gagne-pain, mais une activité de réalisation de soi que l'on peut comprendre le mécontentement de ceux dont le travail est aliénant. Les protestations qui expriment ce mécontentement confirment de manière tragique que l'essence du travail est d'être une activité à travers laquelle l'homme peut éprouver concrètement sa liberté. Si la finalité externe du travail, c'est le revenu, sa finalité interne doit être le libre accomplissement de soi.


  • 1. Nous travaillons pour assurer notre survie. Perd-on sa vie en travaillant ?

  • 2. Le travail est pénible et peut nous faire perdre nos forces et notre humanité.

  • 3. Le travail, dans les conditions idéales, permet à l'homme de se réaliser et de devenir humain. Gagne-t-on son humanité en travaillant ?


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    Problématique

    Ce qu'elle gagne en travaillant, c'est sa vie en tant qu'elle est réalisation d'un projet. Quand Marx définit l'essence du travail, il en fait une activité consciente par laquelle l'homme réalise concrètement un projet. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte (le l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche » (Le Capital, I). L'essence du travail est donc la réalisation d'un projet, et dans cette optique, le travail aliéné ne petit être qu'une perversion de la nature même du travail. «Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature. L'homme y joue lui-même vis-à-vis de la nature le rôle d'une puissance naturelle. Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, tête et mains, il les met en mouvement, afin de s'assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    (...) l'eau avait gagné, gagné, gagné le coeur, gagné la poitrine; il s'était senti mourir en sentant les kystes crever., BALZAC, les Employés, Pl., t. VI, p. 958.

    Ajouté par webmaster

    Mauvais robin qui n'as, du moins on me l'a dit, Pour toi que ta fortune, Qui sans elle n'eusses, triste gagne-petit, Gagné la moindre thune (...), VERLAINE, Invectives, XVIII.

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    Par induction, on dit également, quand un cheval gagne avec une excessive facilité, laissant tous ses concurrents loin derrière lui, qu'il a gagné -dans un canter., N. PEARSON, Dictionnaire du sport français, -in PETIOT.

    Ajouté par webmaster

    C'est le -travail unique de toute ma vie. Tout le reste n'a été que -gagne-pain, gagne-pain joint à un peu de vanité de le gagner aussi bien qu'un autre (...), STENDHAL, Vie de Henry Brulard, 31.

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    N'oublions pas que le joueur vit sous ce signe : le récupérable. Il perd, il gagne, perd à nouveau, gagne une fois de plus, tout se fond, se confond, se perd et se retrouve (...), J. CAU, la Pitié de Dieu, p. 156.

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    Elle a la figure résignée, presque mauvaise. Lui, empileur, il gagne de bonnes journées. Elle aurait pu être heureuse chez elle, mais il boit et il la bat. Elle ne voit rien de ce qu'il gagne., J. RENARD, Journal, 7 sept. 1907.

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    .1 Il ne manquait plus que le feu. Gina s'approcha. L'homme s'était rassis près de Diana et regardait lui aussi la montagne. - Ça ne gagne pas vite, dit Gina, c'est loin, il ne faut pas s'inquiéter. - Ça gagne vite, dit Diana. En fixant bien, on peut même le voir avancer., M. DURAS, les Petits Chevaux de Tarquinia, p. 86.

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    .1 Nombre d'entre elles -(les femmes) allaitaient tout en travaillant., GIDE, Voyage au Congo, -in Souvenirs, Pl., p. 739.

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    (...) il n'y a rien d'humiliant, - pourvu que ce soit honnête, - à gagner sa vie en travaillant., R. ROLLAND, Jean-Christophe, VI, p. 112 (éd. Ollendorf).

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