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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- effet : Tout phénomène considéré comme le résultat d'une cause, et plus particulièrement d'une cause efficiente.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
- humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
Extrait du corrigé : C'est donc à bon droit que nous disons que la guerre est avant tout un phénomène social. Troisième partie : Guerre et paix. Aristote, Ethique à Nicomaque : « Ajoutons encore que le bonheur parfait consiste également dans le loisir. Nous ne nous privons de loisirs qu'en vue d'en obtenir et c'est pour vivre en paix que nous faisons la guerre. » On peut dire que la guerre et la paix sont dialectiquement liées car comme le dit la maxime des anciens « qui veut la paix prépare la guerre ». Souvent on entre en guerre, ou l'on montre sa force pour précisément ne pas avoir à l'utiliser. Car encore une fois le groupe humain qui à un moment de son histoire se lance dans un affrontement brutal ne le fait pas sans risque, ne le fait pas sans la possibilité de sa défaite. Ce qui signifie que si l'on pouvait obtenir ce que l'on voulait par une voie pacifique, l'on n'aurait pas recours à la violence physique. Bergson : « La paix a toujours été jusqu'à présent une préparation à la défense ou même à l'attaque, en tout cas à la guerre. » Conclusion : Si toute société humaine connaît le phénomène guerrier c'est qu'il connaît aussi la paix.
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Le corrigé du sujet "Les guerres sont-elles un effet de la nature humaine ?" a obtenu la note de : aucune note
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Toutes les sociétés humaines à tous les moments de leur histoire ont connu le phénomène guerrier et ceci quelle que soit la civilisation considérée. Il est de bon droit de se demander si la guerre, comme phénomène, est intrinsèquement liée à ce que les hommes sont en eux-mêmes. D’abord nous devons discuter du terme de nature humaine, car ce concept est philosophiquement très problématique. Il a été introduit par les philosophes anglais. Discutable parce que si l’on parle de nature humaine on risque de tomber dans une conception essentialiste de l’homme. C’est précisément contre cette essentialisation que le philosophe Marx pensait l’homme comme un effet des conditions matérielles de son existence. Il n’y a pas d’homme abstrait soit dans la nature soit ailleurs, il est selon les conditions sociales du temps. Si l’on met ceci de côté, qu’en est-il de la relation de la guerre et de l’homme – l’homme pris du côté de sa subjectivé profonde ou instinctuelle et pris à la fois par les conditions de son temps- ?
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