Guy de Maupassant, Pierre et Jean, 1889 : incipit

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Guy de Maupassant, Pierre et Jean, 1889 : incipit

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Aperçu du corrigé : Guy de Maupassant, Pierre et Jean, 1889 : incipit



Document transmis par : Julia17121


Publié le : 15/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

Guy de Maupassant, Pierre et Jean, 1889 : incipit
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COMMENTAIRE LITTÉRAIRE

Dans le roman Pierre et Jean, paru en 1889, Guy de Maupassant raconte le conflit de deux frères et le parcours de l'aîné jaloux suite à l'héritage du cadet. L'incipit du livre présente toute la famille Roland lors d'une partie de pêche. On étudiera ici le réalisme de cette scène, et la manière dont ce début présente Pierre et Jean comme une œuvre naturaliste. On verra donc dans un premier temps quels sont les éléments réalistes de cette scène, puis on s'intéressera à la présentation des personnages ; enfin, on étudiera quels indices annoncent les événements à venir dans la suite du roman.

Le début de Pierre et Jean apparaît immédiatement comme réaliste, aussi bien par le cadre spatio-temporel que par l'action représentée. La scène représente une banale « partie de pêche » en mer, au Havre, comme il est indiqué dès le premier paragraphe : « la ligne descendue au fond de la mer ». Le narrateur utilise le vocabulaire technique de la pêche et de la navigation : « bâbord », « tribord », « tolet », « aviron », « chacun une ligne enroulée à l'index » ; cela accentue la vraisemblance de la scène, et renforce le réalisme de cet épisode commun.
Le traitement du temps aussi est significatif : la scène est montrée « en temps réel », sans ellipse temporelle ; le narrateur nous fait suivre tous les actes et paroles des personnages comme si nous assistions réellement à cette pêche. Les dialogues sont vivants et restituent l'ambiance décontractée et conviviale de ce moment : le juron « zut ! » qui ouvre le roman nous plonge d'emblée dans la familiarité d'un dialogue vrai ; cet emploi de l'oralité constitue d'ailleurs une véritable provocation envers les normes littéraires du XIXe siècle : œuvre réaliste, Pierre et Jean montre la réalité triviale du langage populaire. Ce juron, donné au discours direct, constitue un début in medias res : le lecteur est plongé directement dans une action d'un comique conventionnel : le père Roland s'énerve et ses fils se moquent gentiment de lui. La scène, par son lieu commun, son action banale et son traitement temporel, est le reflet du quotidien, et apparaît par là réaliste ; c'est aussi le cas des personnages.

Les personnages principaux, tous présentés dans cette scène, semblent composer une famille bourgeoise ordinaire. C'est le père Roland qui est le premier présenté et qui apparaît comme le pivot de la scène, mais il est désigné de manière péjorative : par l'apposition « le père Roland », ainsi que les périphrases « le bonhomme » et « le vieux pêcheur », le narrateur fait apparaître le caractère fruste du personnage. Les paroles prononcées par celui-ci confirment cette impression : le roman commence « zut ! », et Roland prononce encore le juron « cristi ! » malgré les remontrances de sa femme et de ses fils ; le personnage apparaît grossier. De plus, il est monomaniaque de la pêche, comme le montre son énervement et comme il l'admet lui-même : « dès que je sens de l'eau sous moi, je ne pense plus qu'au poisson ». Le verbe de perception « sens » indique ici que Roland se comporte de manière plus instinctive que réfléchie, et la restriction « ne… plus » confirme son obsession de la pêche. De plus, il accorde de l'importance à posséder, comme le montre le fait qu'il « [regarde] la mer autour de lui avec un air satisfait de propriétaire ». L'adjectif « satisfait » et le nom «&n...



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Problématique

Ainsi dans L’Œuvre de Zola, on trouve énormément de noms de rues ou de monuments réels de Paris tels que : « l’île Saint Louis », « l’avenue des Champs Elysées », « le Pont Neuf ». Zola créait même une suite logique entre ses romans en inventant une famille : Les Rougon-Macquart. Il raconte à travers une vingtaine de romans l’évolution de cette famille dans la société. La plupart de ses œuvres se concentrent sur la vie d’un seul membre de cette lignée tel que Gervaise Macquart, personnage principal de L’Assommoir mais d’autres sont plus larges comme La fortune des Rougon qui concerne l’ensemble de la famille. Nous connaissons donc le nom des personnages par exemple, Claude Lantier, héros de L’Œuvre, et leur généalogie : il est le fils de Thérèse Raquin et le frère d’Etienne Lantier, entre autre, dont l’histoire est racontée dans Germinal. Tout ceci accentue l’effet de réel car nous connaissons l’identité des personnages.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Dans la famille on appelait toujours Jean «le petit», bien qu'il fût beaucoup plus grand que Pierre., MAUPASSANT, Pierre et Jean, I.

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-(Jean) dormait, riche et satisfait, sans savoir que son frère haletait de souffrance et de détresse. Et une colère se levait en lui -(Pierre) contre ce ronfleur insouciant et content., MAUPASSANT, Pierre et Jean, V.

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Les bras de Pierre étaient velus, un peu maigres, mais nerveux; ceux de Jean gras et blancs, un peu roses, avec une bosse de muscles qui roulait sous la peau., MAUPASSANT, Pierre et Jean, I.

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(...) le père commanda le retour : «Allons, en place pour la nage!» (...) Pierre (...) prit l'aviron de tribord, Jean l'aviron de babord (...), MAUPASSANT, Pierre et Jean, I.

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(...) pendant qu'on s'agitait autour d'elle pour s'informer de sa santé, Pierre disparut par la porte restée ouverte. Quand on s'aperçut de son départ, on s'étonna. Jean mécontent, à cause de la jeune veuve qu'il craignait blessée, murmurait : - Quel ours!, MAUPASSANT, Pierre et Jean, V.

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Mon confrère de Paris vient de me communiquer la principale disposition de son testament par laquelle il institue votre fils Jean, M. Jean Roland, son légataire universel., MAUPASSANT, Pierre et Jean, I.

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Pierre, qui mangeait des flageolets et les piquait un à un avec une pointe de sa fourchette, comme s'il les eût embrochés (...), MAUPASSANT, Pierre et Jean, IV.

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Sur le bateau de Trouville les passagers montaient déjà. Pierre s'assit, tout à l'arrière, sur un banc de bois., MAUPASSANT, Pierre et Jean, V.

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Jean, depuis son héritage, se demandait tous les jours s'il l'épouserait ou non., MAUPASSANT, Pierre et Jean, VI.

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