En histoire, connaissons-nous le passé ou le rêvons-nous ? *
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Aperçu du corrigé : En histoire, connaissons-nous le passé ou le rêvons-nous ?
Le passé par définition est ce qui est révolu, replié sur lui-même nous ne devrions plus y avoir accès. Nous en avons néanmoins connaissance par différents témoignages que sont les vestiges, les ruines, les monuments (la pierre donc), ou les ossements (qui sont analysés aujourd’hui en laboratoire), ou encore les textes (gravés -la science qui les étudie est l’épigraphie-, ou pour des périodes plus récentes, peints, tracés sur des supports éphémères). Il n’existe pas de peuple qui n’ait d’une façon quelconque entretenu avec son passé des liens, mais ces liens de quelle nature sont-ils ?
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Dans un sens, on pourrait donc dire que chaque chercheur donne un sens différent à l'histoire, et par ses convictions la raconte à sa manière. "L'historien va aux hommes du passé avec son expérience humaine propre. Le moment où la subjectivité de l'historien prend un relief saisissant c'est celui où, par-delà toute chronologie critique, l'historien fait surgir les valeurs de vie des hommes d'autrefois." Ricoeur, Histoire et vérité. Si l'histoire est comme un récit que l'on narre alors elle devient différente en fonction du narrateur. "Oeuvre d'un homme, une histoire est le portrait d'un homme, lequel s'y est imprimé avec sa pensée... Pour ma part, j'aime, je l'avoue, à chercher aussi dans l'histoire l'historien." A. Vinet. Études sur la littérature française.
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En histoire, connaissons-nous le passé ou le rêvons-nous ?