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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : Rousseau souligne, dans le Contrat social, II, 2, que la délcaration de guerre n'est pas un acte de souveraineté, c'est-à-dire un acte émanant de la volonté générale, de la société prise comme un tout, mais un acte particulier qui, de ce fait, peut être décidé par le gouvernement, et, éventuellement, par une seule personne. N'est-ce pas alors cette personne qui fait l'histoire de son peuple, c'est-à-dire sa propre histoire (l'histoire de cet homme), mais aussi l'histoire des autres, de ceux qui n'ont pas pris la décision qui engageait leur histoire ? Seuls quelques hommes font l'histoire l On peut alors se demander si ce ne sont pas seulement quelques hommes, des « grands hommes », qui font l'histoire, tandis que les autres la subissent. l On peut penser à l'exemple paradigmatique du grand homme : Napoléon. l Nietzsche, dans la Seconde considération inactuelle, §9, parle d'une « république des génies », d'un « pont » de géants qui s'appellent à travers les siècles. Seuls ces grands hommes peuvent vraiment faire l'histoire, au sens où ils sont les seuls à pouvoir prendre des décisions importantes quand les circonstances sont réunies. l Mais, précisément, et Nietzsche le souligne, ils ne peuvent pas faire l'histoire à eux seuls, il faut que les circonstances soient réunies pour qu'ils puissent agir en grands hommes. Or la réunion de ces conditions, c'est la partie d'histoire qui échappe au grand homme, c'est celle qui est faite par la masse des « pygmées » : « C'est à l'histoire qu'appartient la tâche de s'entremettre entre eux [les grands hommes], de pousser toujours ànouveaux à la création des grands hommes, de donner des forces pour cette création ». l L'histoire serait-elle alors la combinaison de l'action des grands hommes et de l'action du peuple, aucun des deux ne maîtrisant totalement, ne faisant totalement l'histoire ? L'homme d'action n'a qu'un espace limité d'action l Braudel, dans la préface de La méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, distingue trois types d'histoire : 1.
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Le corrigé du sujet " l'histoire fait-elle l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note
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Si les hommes ne faisaient pas leur propre histoire, qui pourrait la faire à leur place ? Des dieux, le destin, le hasard ? Mais alors, pourrait-on encore penser la liberté de l'homme ? Si, à l'inverse, nous considérons que les hommes font leur propre histoire, un certain nombre de problèmes se posent :
l cela signifie-t-il que les guerres ou les malheurs ont été choisis par les hommes ? Ou bien simplement qu'ils en sont responsables sans les avoir choisis ?
l comment peut-il y avoir une histoire une et cohérente si elle est faite pour une multitude d'hommes aux intérêts divergeants ?
l nous naissons dans un lieu et un temps que nous n'avons pas choisi. Est-ce faire son histoire que de devoir s'accommoder de circonstances déjà présentes ?
Pour résoudre ces problèmes, il nous faut nous demander quelle est la signification que nous donnons à « hommes » quand nous nous demandons si les hommes font leur propre histoire. S'agit-il de se demander si chaque homme fat son histoire, si tous les hommes font leur histoire, ou simplement si rien d'autre que l'humain ne participe à l'histoire de l'humanité ?
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