L'histoire a-t-elle un sens ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Est-il possible de préparer l'avenir ? Ne doit-on attendre de l'historien qu'un réci ... >>


Partager

L'histoire a-t-elle un sens ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : L'histoire a-t-elle un sens ?



Publié le : 7/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

L'histoire a-t-elle un sens ?
Zoom

Les sciences exactes prétendent se borner à constater des faits et à formuler des lois. Elles refusent de se prononcer sur un hypothétique « sens « des choses. Dans un souci d'objectivité tout positiviste, certains historiens, observant que les faits historiques sont uniques et qu'en conséquence on ne saurait dégager de lois en histoire, ont voulu ramener la science historique à de pures annales, une simple réunion de faits d'où serait exclu, comme en science physique, tout sens. Mais, demandait Husserl, de quelle utilité l'histoire sera-t-elle pour l'homme si elle ne peut dépasser une objectivité de ce type, si elle « n'a rien de plus à nous apprendre que le fait que toutes les formes du monde de l'esprit, toutes les normes qui donnèrent à chaque époque aux hommes leur tenue, se forment comme des ondes fugitives et comme elles à nouveau se défont, qu'il en a toujours été ainsi et qu'il en sera toujours ainsi, que toujours à nouveau la raison se changera en déraison et toujours les bienfaits en fléaux ? « (La Crise des sciences européennes, 1,2). Nous faut-il nous résigner à voir dans l'histoire un chaos absurde d'événements, ou pouvons-nous lui attribuer un sens ?
 



L’Histoire a-t-elle un sens ? Tout d’abord, la question à se poser est la suivante : qu’est-ce que l’Histoire ? L’historien Paul Veyne définit l’Histoire comme étant « un récit d’évènements vrais qui ont l’Homme pour acteur «. Mais qu’entend-il par « évènement « ? Il est impératif de distinguer les faits des évènements historiques. L’Histoire serait donc un ensemble de changements qui se sont succédés dans les sociétés humaines et dans tous les domaines (économique, technique, politique, religieux ou encore, artistique). Pouvons-nous parler d’un sens de l’Histoire ? Se demander si l’Histoire a un sens revient à s’interroger sur les significations du mot « sens «. D’une part, il signifie une direction, de sorte que nous devons nous demander si l’Histoire est orientée dans une direction précise, vers une éventuelle fin. D’autre part, il peut également désigner la « signification «. Il s’agirait alors de se demander si l’Histoire n’est qu’une suite absurde de hasards, ou bien si elle a une signification qui nous serait éventuellement possible d’apercevoir  ou de reconstruire grâce au travail de l’historien.

En premier lieu, il nous faudra nous demander si l’Historie a, oui ou non, une orientation et une fin. Puis par la suite, si elle a une signification.

 

 

En s’interrogeant sur le cours de l’histoire humaine, on constate qu’elle manifeste un progrès constant de l’humanité : dans le domaine technique par exemple, avec l’invention de la télévision, du téléphone, etc… ou encore, dans les sciences, avec la découverte de vaccins. On parle alors de découvertes historiques.

De plus, nos manières de vivre, nos connaissances, sont assurément plus avancées et développées que celles des premiers hommes. Selon Hegel, ce progrès de l’humanité ne fait que manifester le développement de l’Esprit et de la Raison. En effet, la Raison gouvernerait le monde et l’orienterait vers une fin dont la plus haute forme est l’esprit absolu. Il y a donc un ordre, une cohérence malgré l’apparente disparité des évènements.

De plus, à la différence des historiens, Hegel n’étudiera pas dans leur particularité l’histoire des rois, des batailles ou encore, des révolutions. Il cherchera plutôt à comprendre comment s’opère, dans ce qui peut sembler un « chaos « confus d’évènements, l’accomplissement logique de la Raison et de la liberté qui constituerait sa fin et son sens propre : « l’ Histoire universelle, écrit Hegel, s’est développée rationnellement «. L’histoire aurait donc un sens, une direction, puisqu’elle tend vers une fin qui est l’universel, la réalité (le savoir absolu chez Hegel et le communisme chez Marx). Cette fin est aussi un avènement et le début d’une autre histoire, dont les hommes seront les maîtres et les sujets conscients. Pour autant, cette fin universelle de l’Histoire n’est pas atteinte immédiatement et toute l’œuvre de l’Histoire sera justement de porter cette fin à la conscience.

 

 

L’histoire aurait donc un but, une direction. Ceci dit, la question « l’Histoire a-t-elle un sens ? « veut-elle dire aussi que l’Histoire a une signification ?

 

 

L’Histoire a-t-elle un « sens « ? a-t-elle une « signification « ? Si tel est le cas, alors il s’agirait de se demander si l’Histoire n’est qu’une suite absurde de hasards, ou bien si elle a une signification qu’il nous serait possible d’apercevoir grâce au travail des historiens. Une histoire, quelle qu’elle soit, n’est connaissable qu’à partir du moment où des documents écrits ont été consignés. Une enquête historique suppose donc de disposer de documents, d’archives ; elle dépend alors de l’écriture qui seule nous permet d’accéder à la pensée des peuples et des civilisations du passé. C’est ainsi qu’il a été permis à Hegel de distinguer quatre grandes époques, quatre grandes civilisations de l’Histoire universelle. Tout d’abord, le monde Egyptien où un seul être est libre, le fils du Dieu suprême : Pharaon. Dans le monde gréco-romain, la liberté est de ne pas être totalement assujetti aux nécessités naturelles : c’est ce que l’on nomme la noblesse d’esprit. Ensuite, dans le monde médiéval (ou chrétien), tous les hommes sont libres par essence car Dieu est le père de tous les hommes. Enfin, le monde germanique, où l’on conçoit que tous les hommes sont libres et que cette liberté peut-être vécue ici et maintenant. Ces quatre « mondes « ont chacun une conception de l’Homme et de la divinité différente. Chaque civilisation a donc son histoire ayant une signification, un sens qui lui est propre.

De plus, les évènements historiques ne permettent-ils pas de donner une signification  à l’Histoire ?

Qu’est-ce qu’un événement ? Il est important de distinguer les faits qu’étudie la science et qui peuvent donc se répéter, des évènements historiques, qui eux n’ont lieu qu’une seule et unique fois. Un évènement historique est donc tout simplement un fait « notable «, c’est à dire marqué par une date, par une période précise et méritant d’être relaté par les historiens (par exemple : « l’appel du 18 juin 1940 «). A partir d’un événement historique, peut-on dire que l’Histoire a une signification ? Par exemple, prenons la Deuxième guerre mondiale (1939-1945), événement historique marquant de l’Histoire et qui a donc un sens pour tout le monde. En effet, tout le monde ayant entendu parlé de cet événement ou l’ayant étudié, connaît le sens de cette histoire : on en connaît les causes, les conséquences (humaines, politiques, économiques…) ainsi que les impacts que cette guerre a eu sur le monde. Ainsi, si  l’on en croit cet événement, on serait donc tenté de dire que l’Histoire a un sens. Cependant, tout événement historique n’a pas forcément un sens pour tout le monde, du moins, un sens qui peut différer selon les individus. C’est le cas notamment des faits religieux qui peuvent contredire le fait que l’Histoire aurait un sens. Par exemple, la mort du Christ (le 3 avril 33) n’a vraiment de sens que pour les croyants. Pour les non-croyants, ils en auront certainement entendu parlé mais pour eux cet évènement n’a pas de sens puisqu’ils n’y croient pas.

 

 

Sans se laisser réduire à une détermination naturelle, l’Histoire n’erre donc pas au hasard. Les évènements qui la constituent lui impriment une direction. Elle n’est donc pas absurde parce que sa signification s’établit progressivement. Enfin, elle n’est pas dépourvue de but dans la mesure où elle peut se définir comme « l’effort que les hommes font pour accomplir leur liberté « (Hegel).

L’Histoire aurait donc une direction et une signification. Cependant, cette dernière notion reste vague car elle peut varier selon la nature des évènements historiques et selon les individus.

 


introduction
 
Première partie : La conception fataliste de l'histoire
 

Deuxième partie : La conception théologique de l'histoire
 

Troisième partie : La conception métaphysique de l'histoire
 

Quatrième partie : La conception matérialiste de l'histoire
 

 conclusion



Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : L'histoire a-t-elle un sens ? Corrigé de 21649 mots (soit 30 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet "L'histoire a-t-elle un sens ?" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé
Corrigé consulté par :
  • ccnadja-273968 (Hors-ligne), le 12/03/2016 é 12H12.
  • didou-264409 (Hors-ligne), le 27/10/2015 é 27H06.
  • soso77tkt-258944 (Hors-ligne), le 21/04/2015 é 21H13.
  • Cingiz-258394 (Hors-ligne), le 12/04/2015 é 12H16.
  • leziou-258387 (Hors-ligne), le 12/04/2015 é 12H15.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

     

    Analyse du sujet

    ·         Eléments de définition

     

     Histoire = du grec historia, qui signifie recherche, chercher à savoir, rapporter ce qu’on sait.

    1-      Transformation dans le temps des sociétés humaines ; succession des états par lesquels passe une réalité (individu, pays, civilisation, théorie, champ culturel, etc.)

    2-      Discipline scientifique qui est l’étude de l’histoire en ce premier sens et qui a pour objet  sa reconstitution et son explication.

     

     Sens = Il s’agit là d’un synonyme de signification. La direction d’un mouvement, l’orientation d’un processus ; la destination des êtres humains et de leur histoire, la raison d’être de leur existence et des leurs actions, le principe conférant à la vie humaine sa valeur.

    -          Nietzsche, La généalogie de la morale, 3e dissertation, §28.

    -          Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 3e partie, ch. 3 + Humanisme et terreur, 2e partie, ch. 1.

    ·         Angles d’analyse

     Il s’agit ici de s’interroger sur la nature même de l’histoire au travers de la double signification du mot « sens » : on peut en effet entendre la proposition « l’histoire a un sens » selon deux dimensions fondamentales, dont la première est sa signification, et la seconde son orientation. Il s’agit donc d’étudier l’histoire à la fois dans sa dimension statique (comme ensemble des faits passés) et dans sa dimension dynamique afin de voir si elle tend vers quelque chose, et si oui quel est-il.

     On comprend, dans cette perspective, que c’est aussi le rôle de l’historien qui est en jeu ici : si l’histoire a un sens, en tant que ce dernier lui apparaît comme propriété intrinsèque, alors l’historien est celui qui est capable de découvrir ce sens. Mais si l’histoire n’a pas de sens en elle-même et pour elle-même, que vaut l’interprétation historique en tant qu’elle ne se contente pas de conserver le passé mais aussi qu’elle cherche à en rendre raison, à l’expliquer (et donc à lui donner du sens) ?

     C’est le statut de l’histoire comme discipline, tout comme sa nature, qui sont, au fond, ici mis à la question.

     De la même manière, si l’histoire possède un sens, au sens d’orientation, vers quoi tend-il asymptotiquement ? Est-il cette condition du progrès ?

    Problématique

                Peut-on donner à l’histoire un sens de telle sorte que non seulement une signification véritable puisse être donnée aux événements passés, mais encore qu’une orientation puisse être révélée, qui plus est une orientation vers un mieux, un progrès de l’humanité ? L’histoire possède-t-elle à titre de propriété intrinsèque un sens, c’est-à-dire encore à la fois une signification et une direction ? Il s’agira donc, a fortiori, de définir quel est le rôle de l’historien : découvre-t-il, ou au contraire, fabrique-t-il le sens de l’histoire ? S’emparer du sens tapi au fond du passé, voilà ce que veut l’historien. Mais qui peut nous assurer que, lassé de poursuivre une proie invisible, il ne fabrique pas en secret un simulacre de sens ?

    On comprend en ce sens que la question engage d’une part la nature même de l’histoire, mais aussi, et plus profondément peut-être, le statut de l’historien lui-même.

     

    Plan détaillé

    L’Histoire a-t-elle un sens ? Tout d’abord, la question à se poser est la suivante : qu’est-ce que l’Histoire ? L’historien Paul Veyne définit l’Histoire comme étant « un récit d’évènements vrais qui ont l’Homme pour acteur ». Mais qu’entend-il par « évènement » ? Il est impératif de distinguer les faits des évènements historiques. L’Histoire serait donc un ensemble de changements qui se sont succédés dans les sociétés humaines et dans tous les domaines (économique, technique, politique, religieux ou encore, artistique). Pouvons-nous parler d’un sens de l’Histoire ? Se demander si l’Histoire a un sens revient à s’interroger sur les significations du mot « sens ». D’une part, il signifie une direction, de sorte que nous devons nous demander si l’Histoire est orientée dans une direction précise, vers une éventuelle fin. D’autre part, il peut également désigner la « signification ». Il s’agirait alors de se demander si l’Histoire n’est qu’une suite absurde de hasards, ou bien si elle a une signification qui nous serait éventuellement possible d’apercevoir  ou de reconstruire grâce au travail de l’historien.

    En premier lieu, il nous faudra nous demander si l’Historie a, oui ou non, une orientation et une fin. Puis par la suite, si elle a une signification.

     

     

    En s’interrogeant sur le cours de l’histoire humaine, on constate qu’elle manifeste un progrès constant de l’humanité : dans le domaine technique par exemple, avec l’invention de la télévision, du téléphone, etc… ou encore, dans les sciences, avec la découverte de vaccins. On parle alors de découvertes historiques.

    De plus, nos manières de vivre, nos connaissances, sont assurément plus avancées et développées que celles des premiers hommes. Selon Hegel, ce progrès de l’humanité ne fait que manifester le développement de l’Esprit et de la Raison. En effet, la Raison gouvernerait le monde et l’orienterait vers une fin dont la plus haute forme est l’esprit absolu. Il y a donc un ordre, une cohérence malgré l’apparente disparité des évènements.

    De plus, à la différence des historiens, Hegel n’étudiera pas dans leur particularité l’histoire des rois, des batailles ou encore, des révolutions. Il cherchera plutôt à comprendre comment s’opère, dans ce qui peut sembler un « chaos » confus d’évènements, l’accomplissement logique de la Raison et de la liberté qui constituerait sa fin et son sens propre : « l’ Histoire universelle, écrit Hegel, s’est développée rationnellement ». L’histoire aurait donc un sens, une direction, puisqu’elle tend vers une fin qui est l’universel, la réalité (le savoir absolu chez Hegel et le communisme chez Marx). Cette fin est aussi un avènement et le début d’une autre histoire, dont les hommes seront les maîtres et les sujets conscients. Pour autant, cette fin universelle de l’Histoire n’est pas atteinte immédiatement et toute l’œuvre de l’Histoire sera justement de porter cette fin à la conscience.

     

     

    L’histoire aurait donc un but, une direction. Ceci dit, la question « l’Histoire a-t-elle un sens ? » veut-elle dire aussi que l’Histoire a une signification ?

     

     

    L’Histoire a-t-elle un « sens » ? a-t-elle une « signification » ? Si tel est le cas, alors il s’agirait de se demander si l’Histoire n’est qu’une suite absurde de hasards, ou bien si elle a une signification qu’il nous serait possible d’apercevoir grâce au travail des historiens. Une histoire, quelle qu’elle soit, n’est connaissable qu’à partir du moment où des documents écrits ont été consignés. Une enquête historique suppose donc de disposer de documents, d’archives ; elle dépend alors de l’écriture qui seule nous permet d’accéder à la pensée des peuples et des civilisations du passé. C’est ainsi qu’il a été permis à Hegel de distinguer quatre grandes époques, quatre grandes civilisations de l’Histoire universelle. Tout d’abord, le monde Egyptien où un seul être est libre, le fils du Dieu suprême : Pharaon. Dans le monde gréco-romain, la liberté est de ne pas être totalement assujetti aux nécessités naturelles : c’est ce que l’on nomme la noblesse d’esprit. Ensuite, dans le monde médiéval (ou chrétien), tous les hommes sont libres par essence car Dieu est le père de tous les hommes. Enfin, le monde germanique, où l’on conçoit que tous les hommes sont libres et que cette liberté peut-être vécue ici et maintenant. Ces quatre « mondes » ont chacun une conception de l’Homme et de la divinité différente. Chaque civilisation a donc son histoire ayant une signification, un sens qui lui est propre.

    De plus, les évènements historiques ne permettent-ils pas de donner une signification  à l’Histoire ?

    Qu’est-ce qu’un événement ? Il est important de distinguer les faits qu’étudie la science et qui peuvent donc se répéter, des évènements historiques, qui eux n’ont lieu qu’une seule et unique fois. Un évènement historique est donc tout simplement un fait « notable », c’est à dire marqué par une date, par une période précise et méritant d’être relaté par les historiens (par exemple : « l’appel du 18 juin 1940 »). A partir d’un événement historique, peut-on dire que l’Histoire a une signification ? Par exemple, prenons la Deuxième guerre mondiale (1939-1945), événement historique marquant de l’Histoire et qui a donc un sens pour tout le monde. En effet, tout le monde ayant entendu parlé de cet événement ou l’ayant étudié, connaît le sens de cette histoire : on en connaît les causes, les conséquences (humaines, politiques, économiques…) ainsi que les impacts que cette guerre a eu sur le monde. Ainsi, si  l’on en croit cet événement, on serait donc tenté de dire que l’Histoire a un sens. Cependant, tout événement historique n’a pas forcément un sens pour tout le monde, du moins, un sens qui peut différer selon les individus. C’est le cas notamment des faits religieux qui peuvent contredire le fait que l’Histoire aurait un sens. Par exemple, la mort du Christ (le 3 avril 33) n’a vraiment de sens que pour les croyants. Pour les non-croyants, ils en auront certainement entendu parlé mais pour eux cet évènement n’a pas de sens puisqu’ils n’y croient pas.

     

     

    Sans se laisser réduire à une détermination naturelle, l’Histoire n’erre donc pas au hasard. Les évènements qui la constituent lui impriment une direction. Elle n’est donc pas absurde parce que sa signification s’établit progressivement. Enfin, elle n’est pas dépourvue de but dans la mesure où elle peut se définir comme « l’effort que les hommes font pour accomplir leur liberté » (Hegel).

    L’Histoire aurait donc une direction et une signification. Cependant, cette dernière notion reste vague car elle peut varier selon la nature des évènements historiques et selon les individus.

     

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    « On peut envisager l'histoire de l'espèce humaine en gros comme la réalisation d'un plan caché de la nature pour produire une constitution politique parfaite sur le plan intérieur, et, en fonction de ce but à atteindre, également parfaite sur le plan extérieur. » Kant, Idée d'une histoire universelle, 1784.
     

    « Une philosophie de l'histoire suppose (...) que l'histoire humaine n'est pas une simple somme de faits juxtaposés (...), mais qu'elle est dans l'instant et dans la succession une totalité, en mouvement vers un état privilégié qui donne le sens à l'ensemble. » Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 1945.
     
    « C'est leur bien propre que peuples et individus cherchent et obtiennent dans leur agissante vitalité, mais en même temps ils sont les moyens et les instruments d'une chose plus élevée, plus vaste, qu'ils ignorent et accomplissent inconsciemment. » Hegel, La Raison dans l'histoire, 1837 (posth.)
     
    « La fin de l'histoire n'est pas une valeur d'exemple et de perfectionnement. Elle est un principe d'arbitraire et de terreur. » Camus, L'Homme révolté, 1951.

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des régles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    L'histoire a-t-elle un sens ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit