L'histoire peut-elle se passer de récit ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : L'histoire peut-elle se passer de récit ?
Le terme de "récit" peut désigner une histoire racontée. Mais il faut interroger ce que cela signifie : qui est l'auteur de ce récit ? L'historien ? L'histoire elle-même ? Qu'est-ce que cela implique ? Un récit ne suppose-t-il pas une certaine unité ? Un début, une fin, une unité dans l'action, un fil directeur ? Peut-on donc assimiler l'histoire à un récit ? En quoi cela la limite-t-elle ? L'historien ne fait-il que recueillir passivement les événements passés ?
![]()
On ne parle d'histoire qu'à partir de l'apparition de l'écriture. Ainsi s'oppose l'histoire et la préhistoire. Dès lors le récit, en tant que témoignage écrit semble constitue l'une des pièces maîtresse de l'histoire. Et cela d'autant plus que l'histoire actuelle ne cesse elle-même de servir de récits comme témoignages afin de développer son objet. Cependant, le récit se comprend aussi comme un genre littéraire. L'essentiel est de voir alors que le récit ne garantit pas son authenticité et cela d'autant plus qu'il faut appel à la rétrodiction. Ainsi, le témoignage est-il toujours fait de mémoire dans un récit. Or la mémoire est soumise elle-même à l'imagination et à l'opinion. C'est donc la scientificité même de l'histoire qui se trouve en jeu dans ce sujet. En ce sens, comment l'histoire pourrait-elle se passer du récit, même si celui n'est pas nécessairement objectif, tout en gardant sa scientificité ?
Corrigé de 1717 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "L'histoire peut-elle se passer de récit ?" a obtenu la note de : aucune note
![]() | ![]() |
Le mot d'histoire désigne aussi bien ce qui est arrivé que le récit de ce qui est arrivé ; l'histoire est donc, soit une suite d'événements, soit le récit de cette suite d'événements. Ceux-ci sont réellement arrivés : l'histoire est récit d'événements vrais, par opposition au roman, par exemple. Par cette norme de vérité, l'histoire, comme discipline, s'apparente à la science ; elle est une activité de connaissance. On pourrait ajouter à cela cette définition : « Je définis volontiers l'histoire, écrivait Lucien Febvre en 1947 à propos d'un ouvrage de violente polémique, un besoin de l'humanité, le besoin qu'éprouve chaque groupe humain, à chaque moment de son évolution, de chercher et de mettre en valeur dans le passé les faits, les événements, les tendances qui préparent le temps présent, qui permettent de la comprendre et qui aident à le vivre. » Aussi, comprendre l’histoire comme un récit pourrait lui enlever son caractère scientifique, pour n’être plus qu’une sorte de littérature. L’histoire ne peut –elle être que scientifique ?
![]() | ![]() |
L'histoire peut-elle se passer de récit ?