l'histoire est-elle utile au citoyen ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : l'histoire est-elle utile au citoyen ?
La cité peut être déterminée de manière encore vague comme l'espace politique minimal dans lequel les individus sont mis en rapports. De ce point de vue, la diversité des cités et des constitutions qui les fondent supposent une diversité de types de citoyenneté ou manière d'exercer cette citoyenneté. Dès lors, les constitutions étant le produit de l'Histoire, entendue comme suite des évènements historiques, étant née dans des révolutions ou des instaurations, il paraît légitime et nécessaire que le citoyen s'y réfère afin de se concevoir lui-même à partir de cette Histoire. En ce sens, les sciences historiques apporteraient au citoyen l'instruction nécessaire pour lui permettre d'exercer sa citoyenneté en connaissance de cause.
Néanmoins, l'exercice de la citoyenneté ne doit pas forcément se comprendre comme une liberté de participation. Dans ce cadre en effet, on peut se demander si ce n'est pas aux gouvernants de connaître l'histoire, ou à ceux qui sont supposés prendre les décisions pour la cité. L'histoire apparaît alors d'aucune utilité particulière pour le citoyen, lequel ne doit se soucier que de sa liberté d'autonomie, ou de l'exercice de la tâche qui lui convient.
D'un côté donc, on voit que le citoyen, comme produit d'une histoire, doit bien se référer au passé pour s'identifier, mais d'un autre côté, comme individu, il ne paraît devoir s'y référer, mais au contraire se promouvoir comme autonomie et liberté à l'égard de cette histoire. D'où la question de savoir si, et dans quelle mesure, l'histoire est utile au citoyen.
Derrière le citoyen, il faut poser l'individu. En ce sens, les actes de la souveraineté, fût-elle populaire, doivent s'arrêter là où commencent l'indépendance et l'existence individuelle. Le domaine de l'individualité privée est inviolable et sacré. La souveraineté n'existe que de manière limitée et relative. De ce point de vue, le citoyen n'a à se préoccuper que de sa liberté d'autonomie et pour cela n'a nul besoin de l'histoire. - Transition : on le voit alors, l'histoire ne paraît utile au citoyen que si l'on entend par là l'idée d'une définition et d'une participation du citoyen par et à sa cité. Mais si le citoyen est avant tout un individu qui doit être doté d'une liberté d'autonomie, la cité étant vue comme l'expression d'une possible limitation de cette liberté, alors on ne voit pas en quoi l'histoire lui serait utile en tant que citoyen. Si l'histoire est utile, c'est donc plus ici au niveau individuel 3 Utilité de l'histoire pour l'individu et pour le citoyen - Il s'agit de montrer qu'il n'y a pas d'opposition entre le citoyen et l'individu, que la cité n'est pas constituée par une seule histoire, mais qu'au contraire elle est déterminée par de multiples histoires. En ce sens, l'histoire est utile aux citoyens car les individus sont identifiés par leurs appartenance à une multiplicité d'histoires, sans que cela vienne par définition s'opposer à une unité. En ce sens, Kymlicka propose, dans La citoyenneté multiculturelle, le modèle d'un Etat multiculturel et multinational qui s'oppose au modèle jacobin (modèle français).
Corrigé de 1761 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " l'histoire est-elle utile au citoyen ?" a obtenu la note de : aucune note
l'histoire est-elle utile au citoyen ?