L'historien peut-il être objectif ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : L'historien peut-il être objectif ?
L'histoire semble pouvoir se définir comme la connaissance vraie du passé. Dès lors si l'histoire est bien une science, une science humaine, et qu'elle a une fécondité cognitive et gnoséologique, il semble bien qu'en vue de l'obtention de la vérité l'historien doive être objectif. Cependant, si l'historien s'occupe du passé, il faut bien remarquer que le passé ne se donne jamais directement à lui. Il est l'effet de la rétrodiction, c'est-à-dire témoignage que ce soit des personnes ayant vécu les évènements ou bien par l'interprétation qu'il peut faire des traces dans le sol, pour les archéologues, ou des faits qui lui sont proposé. Or si les témoignages que l'historien recueille peuvent déjà ne pas être objectif se doit-il pourtant lui, dans son travail d'enquête d'être objectif. Pourtant, si nous nous situons en science humaine, il ne faut pas oublier la part justement humaine et donc faillible de l'histoire, du reste comme les sciences dures aussi. En effet, nous pourrions prendre l'exemple de Soboul voyant dans les Sans-culottes la préformations des camarades communistes. L'histoire semble ne pas pouvoir obtenir l'objectivité exigible pour une science recherchant la vérité. Faut-il la condamner ? Peut-être pas si l'on considère que l'objectivité dans toute science est un idéal ce qui explique la valeur toujours croissante de la recherche ; non plus si l'on considère le travail du scientifique au sein d'une équipe, d'un groupe critique. La communauté devient alors le gage de son objectivité. En ce sens, bien plus que l'objectivité de l'histoire c'est la possibilité de l'histoire comme science qui est ici posée.
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L'histoire faite par un historien ne peut être objective au sens strict, mais l'historien peut être ( il le doit !) objectif au sens commun du terme c'est à dire impartial. En dépit de tout ceci il reste une possibilité d'une histoire objective. Les historiens travaillent en commun ce qui permet la rectification des thèses, la méfiance à l'égard d'une sensibilité propre s'accroît. La multiplicité des interprétations n'est pas un mal en ce qu'elle reflète la multiplicité des points de vue quand l'événement se déroulait. Une autre méthode en faveur du travail historique, et non la moindre est le recoupement en aveugle de diverses études menées par diverses équipes qui aboutissent sans concertation à la même connaissance historique. Bien que la raison du plus grand nombre ne soit pas le meilleur (ici la vraie), on peut ici supposer que si les recherches ont été menées aussi scientifiquement que possible que leur conclusion est au minimum incomplète. Après avoir discuter de la connaissance historique et avoir conclu qu'elle ne peut être au maximum, vu les facteurs minimalisants dus au sujet même, qu'une connaissance rationnelle déduite de faits lacunaires et somme toute assez imprécise et incomplète. Combien de points flous forment ''les mystères de l'histoire''. Examinons maintenant, en développant ce qui précède, le pourquoi de l'histoire. Pourquoi les hommes ont-ils une histoire?
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