l'historien peut-il se passer d'une philosophie ?
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Aperçu du corrigé : l'historien peut-il se passer d'une philosophie ?
Publié le : 29/7/2005 -Format:
- historien : Spécialiste de l'Histoire. Auteur d'ouvrages historiques.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
a) Un constat. Pour caractériser son souci de vérité, l'historien, aujourd'hui, souligne volontiers le statut scientifique de sa discipline. L'histoire n'est plus genre littéraire, leçon de morale ou somme d'anecdotes approximatives, mais science humaine, recherche scientifique sur le passé des hommes.
b) Le problème. Si, lorsqu'elle devient scientifique, une connaissance se sépare de (ou même s'oppose à) la pensée philosophique, l'histoire ne devrait-elle pas, elle aussi, s'élaborer en dehors de toute philosophie ? Mais une telle séparation est-elle possible ? L'historien peut-il se passer d'une philosophie ?
Ne faut-il pas dépasser la cohue bigarrée de l'histoire ? Toutefois, la volonté d'intégrer tous les faits dans un ensemble cohérent et une philosophie de l'histoire ne peut-elle conduire à délaisser l'étude des événements particuliers de la vie quotidienne ? Et d'ailleurs, en définitive, y a-t-il une histoire totalisante pouvant guider l'historien ou des histoires multiples pouvant faire fonction de cadres régulateurs à l'historien ? L'idée d'une histoire et d'une philosophie globale de l'histoire n'est-elle pas lourde de malentendus ? Est-elle même, à vrai dire, concevable?Si les trois premières questions sont intéressantes, la quatrième dessine une stratégie de dissertation et un plan possible :Problème :Y a-t-il une histoire totalisante pouvant guider l'historien ou des histoires multiples pouvant servir d'autant de cadres régulateurs à ce dernier ? Ici encore, le problème est gros, du point de vue théorique, d'un enjeu important : il s'agit d'apporter un cadre régulateur à l'historien. Un autre problème, encore plus profond, se profile alors : une philosophiede l'histoire est-elle vraiment concevable ? Ainsi, au sein d'une problématique, peuvent surgir plusieurs problèmes philosophiques
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- 1) établir les faits historiques
- 2) la philosophie nécessaire ?
- 3) théorie et philosophie en histoire
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Sens du sujet :
L'historien, celui qui cherche à donner un base rationnelle et « scientifique » à la succession des événements du passé, a-t-il la possibilité, a-t-il le droit, de se passer (de faire l'économie) d'une théorie générale et globale de l'histoire, donnant un sens à cette dernière et la transformant en une totalité, et ce bien que cette théorie unitaire ne soit pas scientifique? En d'autres termes, l'historien peut-il construire l'histoire sans faire référence à un cadre général et unitaire, rassemblant faits, événements et méthodes en un tout organisé, cadre dans lequel son travail viendra s'insérer et dont il tirera sa validité?
Questions centrales pouvant être posées : N'y a-t-il pas une difficulté insurmontable à définir un fait historique sans cadre global de référence?
Ne faut-il pas dépasser la cohue bigarrée de l'histoire?
Toutefois, la volonté d'intégrer tous les faits dans un ensemble cohérent et une philosophie de l'histoire ne peut-elle conduire à délaisser l'étude des événements particuliers de la vie quotidienne?
Et d'ailleurs, en définitive, y a-t-il une histoire totalisante pouvant guider l'historien ou des histoires multiples pouvant faire fonction de cadres régulateurs à l'historien ? L'idée d'une histoire et d'une philosophie globale de l'histoire n'est-elle pas lourde de malentendus? Est-elle même, à vrai dire, concevable?
Si les trois premières questions sont intéressantes, la quatrième dessine une stratégie de dissertation et un plan possible :
Problème :
Y a-t-il une histoire totalisante pouvant guider l'historien ou des histoires multiples pouvant servir d'autant de cadres régulateurs à ce dernier ? Ici encore, le problème est gros, du point de vue théorique, d'un enjeu important : il s'agit d'apporter un cadre régulateur à l'historien. Un autre problème, encore plus profond, se profile alors : une philosophie
de l'histoire est-elle vraiment concevable ?
Ainsi, au sein d'une problématique, peuvent surgir plusieurs problèmes philosophiques.
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