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Sujet : L'homme a-t-il besoin d'être dominé ?

Définitions des termes :
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Extrait du corrigé :  » Il est essentiel de noter que la lutte engagée est le contraire de la violence naturelle. Cette dernière a toujours pour enjeu la survie. Je me bats avec un autre pour assurer les moyens de ma conservation. Mais ici, la violence, le conflit ont précisément pour enjeu le refus d'être assimilé à un simple vivant qui ne serait guidé que par le souci de survivre. Cette lutte n'a pas pour enjeu la survie « biologique », mais la valeur. Une fois comprise la nécessité de cette lutte à mort par laquelle j'essaie de faire la preuve de mon humanité comme liberté face à la vie, reste à en comprendre l'absurdité. L'enjeu est la reconnaissance par l'autre, qui seule peut faire la preuve que je suis bien ce que je prétends être. Or il est certain tout d'abord que cette lutte ne sert à rien si les deux meurent, ou refusent la lutte, ou qu'un seul survit. La seule configuration où la reconnaissance est possible est que l'un abdique par peur de la mort, souci de la survie, et l'autre non. La mort sert donc de discriminant entre deux consciences, l'issue du conflit dépend du rapport que chacun des deux entretient avec la mort.

L'homme a-t-il besoin d'être dominé ?

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Définitions

  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Problématique

Les hommes sont naturellement enclins à obéir et à se soumettre. Cela s'explique par la lâcheté et par conformisme. La servitude est le résultat de la passivité. La Béotie parlera même d'une "servitude volontaire". TOUTEFOIS, l'homme tient aussi à sa liberté chérie. Rousseau dira même que « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité et même à ses devoirs. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme. » L’idée que la liberté est un bien inaliénable, et que nul ne peut consentir à y renoncer pour appartenir à l’Etat, est une thèse centrale de la pensée politique de Rousseau. Elle sous-tend tout le « Contrat social », où il s’agit de déterminer comment les hommes peuvent véritablement s’associer, obéir à un pouvoir commun, à des lois valant pour tous, sans abdiquer leur imprescriptible liberté.

 

 



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