Faut-il se demander si l'homme est bon ou méchant par nature? *
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Aperçu du corrigé : Faut-il se demander si l'homme est bon ou méchant par nature?
La question posée porte sur une autre question, sur la légitimité de laquelle elle sollicite une réflexion : « L'homme est-il bon ou méchant par nature ? » Question qui semble aller de soi au niveau des représentations communes, mais qui relève ici d'un travail de problématisation philosophique. Il y a donc lieu de se demander en quoi les termes mêmes d'une telle question appellent explication et discussion. L'acceptation naïve de la question et les réponses opposées qu'elle suscite engagent en fait une certaine conception de l'interrogation sur l'homme. C'est cette conception qu'il faut mettre en évidence, pour éventuellement la discuter. On s'attachera donc à dégager les présupposés d'une telle question, son enjeu. Puisque le libellé du sujet comporte le texte même de la question (l'homme est-il bon ou méchant par nature ?) et une formule particulière de problématisation de cette question (faut-il se demander ?) on devra porter attention à ces deux aspects, afin de bien centrer la réflexion et de lui donner une portée spécifique.
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L'homme est par nature un être moral, en ce sens qu'il ne se contente pas d'être ce qu'il est : en se représentant à lui-même sa propre existence, l'homme est capable de déterminer son devoir-être. Or, ce devoir-être peut être orienté dans son principe par la détermination d'une nature morale originaire de l'homme, à laquelle toute action devrait se conformer ou au contraire se soustraire, pour être dite bonne. Ainsi, en quoi la détermination d'une nature morale originaire de l'homme influe-t-elle sur cette moralité même ? Cette influence est-elle souhaitable, et est-elle même conforme à l'essence propre de la moralité ? Ne peut-on pas voir dans cette détermination a priori d'une nature morale de l'homme l'effet même d'une moralité a posteriori construite librement par l'homme lui-même ?
I. L'homme peut-être déterminé comme bon ou méchant par nature
-Hobbes : l'homme est naturellement un être hostile à ses congénères, il vit selon la loi du plus fort. Seul l'état social lui permet de renoncer à l'usage de la violence, et donc de devenir bon.
-Rousseau : l'homme est par nature un être bon, car à l'écoute de la voix de la nature ; le mal vient dans le coeur corrompu de l'homme social, qui abjure cette voix de la nature.
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