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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- univers : Le mot dérive du latin universus, qui signifie "tout entier". Lorsqu'il désigne les planètes, les étoiles, les galaxies, l'étendue cosmique, il prend une majuscule. Il s'agit de bien distinguer ce sens astronomique du sens usuel. Parler d'une vérité "universelle" ne signifie pas que l'on se réfère à l'infini cosmique. Universel, en ce sens, désigne ce qui est vrai pour toute l'humanité.
Extrait du corrigé : Sur ce point, les philosophes sont très partagés, il en découle par ailleurs souvent une conception différente de l'Etat. Deux figures pourront être évoquées ici : Locke et Rousseau. Pour Locke, l'Etat n'apparaît qu'afin de garantir la propriété, il a une dimension essentiellement sécuritaire. Cela est très important parce qu'à la fois la propriété précède l'institution légale d'un droit de propriété et le désir de posséder est naturel. Rousseau décrit au contraire dans son Discours sur l'origine des inégalités un homme naturel solitaire qui n'a aucune notion de propriété. Mais Rousseau n'est pas pour autant contre le droit de propriété, il tente au contraire d'envisager une relation de satisfaction par rapport à sa propriété, c'est-à-dire, qui soit le contraire d'une propension à vouloir agrandir sa propriété, ce qui est la marque des tyrans, et donc pour Rousseau, de presque tous les rois. b) Cette distinction, entre propriété naturelle et propriété engendrée par un processus historique ou politique, nous permet de remettre en question la soi-disant propension naturelle à l'acquisition pour en faire l'expression d'une pathologie. La propension à vouloir se rendre maître de l'univers, à considérer qu'il nous appartient, ou qu'il est à conquérir, est un trait qui touche particulièrement les conquérants mais aussi les peuples modernes. c) L'homme n'étant qu'une espèce parmi d'autres dans l'univers, se considérer comme y étant chez lui est équivalent à ce qu'un peuple particulier considère le monde comme sa propriété présente ou à venir. Par exemple, les espagnols considéraient que l'Amérique leur appartenait, alors que des habitants la peuplaient précédemment.
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Le corrigé du sujet " l'homme est-il chez lui dans l'univers ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
L'univers désigne l'ensemble de ce qui existe. D'un point de vue astronomique il est l'ensemble des astres que ce soit des étoiles ou des planètes.
L'univers ne nous est pas connu. La grande majorité des corps célestes n'a pas été observée. On ignore, par ailleurs, si l'univers est fini ou infini, les deux hypothèses étant toutes deux difficile à concevoir.
L'homme désigne ici l'espèce humaine en tant qu'elle se différencie des autres vivants. L' expression « chez lui » désigne une notion de propriété inconnue de l'animal, même si ce-dernier peut manifestement appréhender ce qu'est un territoire, et ce qu'est son territoire, cela n'est pas la même chose.
C'est la relation de l'homme à l'univers qu'il faut expliciter notamment autour du concept de propriété.
Problématisation :
L'homme fait partie intégrante de l'univers, l'univers étant l'ensemble de ce qui existe, comment dès lors l'homme pourrait-il se positionner en tant que propriétaire ? Etre propriétaire d'une chose, c'est faire de cette chose un attribut, certes inessentiel, de soi. Je suis chez moi dans ce qui est reconnu par moi, et d'autres, comme étant à moi, mais aussi dans un espace clos dans lequel je vis. Or, un second problème émerge car l'univers n'est pas clos. Enfin le sujet connote de façon très forte une propension illimitée à la propriété dont il faudra interroger la naturalité. L'homme voudrait se répandre dans tout l'univers au mépris des autres formes de vie. Cette prétention est-elle légitime et est-elle véridique ? La question pourrait se reformuler d'un point de vue éthique : l'homme doit-il se considérer chez lui dans l'univers ?
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