LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 5356 inscrits

Sujet : L'homme est-il un Dieu pour l'homme ?

Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins

Définitions des termes :
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

L'homme est-il un Dieu pour l'homme ?

Corrigé : L'homme est-il un Dieu pour l'homme ? Corrigé de 5727 mots (soit 8 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "L'homme est-il un Dieu pour l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Problématique

A en juger par les cruautés, les atrocités, les guerres dont se montrent capables les hommes les uns envers les autres, individuellement ou collectivement, il semble légitime de s'interroger au moins sur le fond de la nature humaine. A-t-on plus de raisons d'être optimiste ou pessimiste? Le lien social ne fait-il que recouvrir un mauvais instinct, ou peut-il véritablement parvenir à transformer l'homme, en lui faisant prendre conscience qu'il n'y a pas de salut pour lui en dehors de la coopération avec ses semblables? Finalement, il s'agit de se demander quel est le destin de la sauvagerie dans la civilisation.

Textes / Ouvrages de référence

« Homo homini Deus, Homo homini Lupus. » (Hobbes).
 

 « Le peuple romain, peu équitable envers les rois à cause de la mémoire des Tarquins et des institutions de la cité, disait, par la bouche de Caton le Censeur, que tous les rois appartenaient à l'espèce des animaux rapaces. Mais le peuple romain lui-même, qui a pillé presque toute la terre par les Africains, les Asiatiques, les Macédoniques, les Achaiques et tous les autres citoyens dont le surnom venait des nations spoliées, quelle formidable bête était-il donc ? C'est pourquoi Pontius Telesinus n'a pas parlé moins sagement que Caton. Au moment du combat contre Sylla près de la Porte Colline, parcourant les rangs de son armée, il cria qu'il fallait raser et détruire Rome elle-même et ajouta qu'il y aurait toujours des loups pour ravir la liberté de l'Italie si la forêt dans laquelle ils avaient coutume de se réfugier n'était pas abattue. Et il est également vrai de dire que l'homme est un Dieu pour l'homme et que l'homme est un loup pour l'homme. La première formule vaut si nous comparons les citoyens d'une même cité, la seconde si nous comparons les cités. Là, en pratiquant la justice et la charité, les vertus de la paix, on accède à la ressemblance de Dieu ; ici, à cause de la dépravation des méchants, même les gens de bien doivent recourir, s'ils veulent se protéger, aux vertus de la guerre, la force et la ruse, c'est-à-dire la rapacité des bêtes sauvages. Cette rapacité, les hommes se l'imputent mutuellement à outrage, à cause d'une coutume née avec eux qui leur fait se représenter leurs actions dans la personne des autres comme dans un miroir où ce qui est à gauche est estimé à droite et ce qui est à droite est estimé à gauche, mais pourtant le droit naturel qui dérive de la nécessité de se préserver ne permet pas qu'elle soit un vice. »
 
 Hobbes, « De Cive » .


"L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous
les enseignements de la vie et de l'histoire, de s'inscrire en faux contre cet adage ?
Cette tendance à l'agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l'existence chez autrui, constitue le principal facteur de perturbation dans nos rapports avec notre prochain. C'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine." Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1929), P.U.F.
 



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :