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L'homme ne domine-t-il la nature qu'en lui obeissant ?

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Sujet : L'homme ne domine-t-il la nature qu'en lui obeissant ?

Aperçu du corrigé : L'homme ne domine-t-il la nature qu'en lui obeissant ?



Publié le : 5/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

L'homme ne domine-t-il la nature qu'en lui obeissant ?
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L'homme ne domine-t-il la nature qu'en lui obeissant ?



  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

1 ) La nature entendue comme un environnement donné de l'homme. De ce point de vue, on peut sans doute dire que l'homme domine cet environnement naturel en lui désobéissant, c'est-à-dire en refusant de l'accepter tel qu'il est, en s'opposant à lui et en le modifiant par son travail. Ainsi l'homme crée-t-il contre la nature un monde artificiel qu'il maîtrise.


2) La nature comme un ensemble de lois. De ce point de vue, on ne voit pas, comment l'homme pourrait dominer la nature en luidésobéissant,c'est-à-dire en désobéissant à ses lois, qui par définition sont universelles et inviolables (ainsi la technique humaine ne peut se soustraire aux lois de la nature).


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  • Didi2 (Hors-ligne), le 16/03/2011 à 16H15.
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    Citations

    • « On ne triomphe de la nature qu'en lui obéissant. » Bacon, Novum Organum, 1620.

    C'est en les détournant pour son propre profit que l'homme parvient à triompher des forces naturelles (la pesanteur, le vent, les courants marins). Obéir pour commander, telle est donc la règle de la science.

     

    • « Il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, [...] et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. » Descartes, Discours de la méthode, 1637.

     

    • « On pourrait dire que la folie collective, qui s'étend aujourd'hui des camps de concentration jusqu'aux réactions, en apparence des plus inoffensives, de la culture de masse, était déjà présente en germe dans l'objectivation primitive, dans la contemplation intéressée du monde en tant que proie par le premier homme. » Max Horkheimer, Éclipse de la raison, 1947.


    Pour Horkheimer et les philosophes de l'École de Francfort, la conception classique de la raison comme instrument de prédation de la nature a préparé, d'une certaine façon, les conditions théoriques du totalitarisme.



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