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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
Extrait du corrigé : Nous ne sommes pas tenus de choisir entre deux conceptions extrêmes conduisant soit à nous voir comme des automates, soit à revendiquer une liberté sans cause ni raison. Certes, l'on ne peut ni démontrer ni prouver qu'un homme aurait pu agir autrement qu'il l'a fait, mais cette possibilité peut s'expliquer par des causes. Il n'y a en effet pas de liberté du tout dans les choses inanimées, ni dans les mécanismes. C'est l'apparition de la vie qui a produit un premier degré de liberté : un être vivant agit en fonction d'objectifs qui expriment son être, son « soi », lequel est plus que la somme ou la résultante des causes antérieures et extérieures à lui. A un degré infiniment plus complexe, à la suite de circonstances déterminantes (la station debout, les modifications du cerveau, l'apparition du langage, de la culture, etc.) est apparu un être capable de conscience. Cette conscience ouvre sur des formes de liberté inaccessibles aux autres êtres vivants. Hegel montre ainsi comment l'art donne à voir nos passions à notre conscience, comme s'il s'agissait d'objets extérieurs, et contribue ainsi à nous en libérer. On peut donc expliquer l'émergence d'une nouvelle forme d'existence, celle d'un être humain non réduit à ses déterminations naturelles et sociales, capable d'inventer de nouvelles possibilités : la liberté de l'homme aurait ainsi pour preuve le dépassement de ses instincts naturels. Si l'on admet que la liberté est rendue possible par des conditions déterminantes, elle variera d'un sujet à l'autre selon les conditions qui ont agi sur lui.
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Le corrigé du sujet "L'homme est-il fait pour être libre ? " a obtenu la note de : aucune note
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