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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
Extrait du corrigé : (C'était d'ailleurs aussi la raison de la théorie grecque, si mal comprise, de la nature non humaine de l'esclave. Aristote, qui exposa si explicitement cette théorie et qui, sur son lit de mort, libéra ses esclaves, était sans doute moins inconséquent que les modernes n'ont tendance à le croire. Il ne niait pas que l'esclave fût capable d'être humain ; il refusait de donner le nom d' »hommes » aux membres de l'espèce humaine tant qu'ils étaient totalement soumis à la nécessité.) Et il est vrai que l'emploi du mot « animal » dans le concept d'animal laborans, par opposition à l'emploi très discutable du même mot dans l'expression animal rationale, est pleinement justifié. L'animal laborans n'est, en effet, qu'une espèce, la plus haute si l'on veut, parmi les espèces animales qui peuplent la terre. II. La destination sociale de l'homme au travail Si l'on se concentre sur le premier aspect de l'ambivalence de la position de l'homme par rapport au travail, c'est-à-dire sur son besoin du recours au travail, il apparaît que le travail est une nécessité sociale, que toute organisation humaine a des besoins que seul le travail permet de combler, que ce soit à un niveau primaire, en organisant les travaux que sont la chasse ou la cueillette, ou à un niveau plus élaboré, en organisant le travail au sein de la société, auquel cas le travail relève aussi de la sphère du pouvoir politique. La destination de l'homme, comme créature sociale, au travail, semble alors inéluctable. Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live Les hommes travaillant ou par nécessité ou par choix, on observe que la vertu est la plus forte là où le choix a le moins joué ; il y a donc lieu de considérer s'il ne vaut pas mieux préférer, pour la fondation d'une ville, des lieux stériles où les hommes, forcés à être laborieux, moins adonnés au repos, fussent plus unis et moins exposés, par la pauvreté du pays, à des occasions de discorde ? Telle a été Raguse, et plusieurs autres villes bâties sur un sol ingrat.
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Le corrigé du sujet " l'homme est-il fait pour le travail ?" a obtenu la note de : aucune note
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Parler de l’homme, c’est parler des individus humains dans leur ensemble, en tant qu’ils constituent une espèce, au sens où l’on parle d’espèce animale.
« être fait pour », c’est être destiné à ; cette destination peut se comprendre en deux sens : ou bien elle est naturelle, elle est incluse dans l’essence de l’espèce à laquelle on appartient ; ou bien elle est secondaire, elle vient à l’existence en raisons des conditions de vie qu’offre le monde, elle apparaît alors comme une nécessité sans être pour autant incluse dans la nature humaine.
Le travail, c’est l’ensemble des activités de production auxquelles l’homme s’applique sous diverses formes. Cela suppose un mode de vie comportant de nombreuses contraintes qui peuvent paraître artificielles ou antinaturelles : par exemple un découpage strict et régulier du temps, une discipline de vie très codifiée, qui semblent contrevenir à l’idée d’une vie naturelle.
Le travail est un phénomène qui concerne l’humanité dans son ensemble : il peut dont paraître polémique de demander si l’homme est fait pour le travail. C’est ainsi qu’il va falloir interroger les fondements du travail humain, décider si ces fondements sont naturels ou culturels, pour pouvoir définir dans quelle mesure le travail est un phénomène inscrit dans l’humanité comprise comme espèce, ou bien dans quelle mesure il est un phénomène aliénant pour l’homme en ce qui concerne sa nature.
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