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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
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Sujet : L'homme est-il libre de choisir qui il est ?

Définitions des termes :
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • choix : Action consistant à se déterminer en arrêtant une conduite à tenir, retenue entre plusieurs possibles. La capacité de choisir est considérée traditionnellement comme caractéristique du libre arbitre.

Extrait du corrigé : De sorte que, dans cette perspective, la vie de l'homme, au même titre que toutes les autres choses, est soumise à un déterminisme qui le dépasse et qui lui fait croire à un sentiment de liberté (quant à son choix de vie, d'existence, etc.) qui de fait est impossible. ·         On peut ainsi dire que la liberté peut s'apparenter à un fantasme : « L'idée de liberté est une réponse à quelque sensation ou à quelque hypothèse de gêne, d'empêchement, de résistance, qui s'oppose à l'exercice de notre volonté réfléchie. » dit Valéry dans Regards sur le monde actuel, « La liberté de l'esprit », ajoutant que la liberté ne peut être conçue que par l'effet d'une contrainte. ·         On comprend alors que la liberté, en tant qu'elle nous rendrait capable de choisir ce que l'on veut être, peut être apparentée à un fantasme dont la définition change selon les conditions extérieures qui contraignent l'homme. Que l'attention soit obsédée par une douleur physique, par un souci, par une crainte, alors la liberté est conçue comme plein usage des facultés physiques et mentales. ·         Or, cette perspective, nous ouvre sur l'impossibilité de fait de pouvoir absolument choisir ce que l'on est : il y a bien des obstacles qui contraignent l'homme. Pensons ainsi à un handicap qui empêche quelqu'un de devenir sportif de haut niveau, ou encore, et plus profondément, quelqu'un né dans une grande misère et qui voudrait devenir un grand riche au pouvoir politique important. On comprend alors que la nature des obstacles au fait de « se choisir » soi-même absolument est diverse : il y a d'abord les obstacles naturels (notamment parce que nous sommes des êtres corporels) mais il y a aussi des déterminations sociales et politiques. Les une s'ajoutant aux autres empêche l'empire absolu et ultime de soi sur soi.

L'homme est-il libre de choisir qui il est ?

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Définitions

  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • choix : Action consistant à se déterminer en arrêtant une conduite à tenir, retenue entre plusieurs possibles. La capacité de choisir est considérée traditionnellement comme caractéristique du libre arbitre.

Problématique

·         Angles d’analyse

 

Il s’agit ici de s’interroger sur la capacité de l’homme à être libre et ce de manière contextuelle : il faudra ainsi faire la différence entre le fait et le droit.

Se demander si l’homme est libre de choisir ce qu’il est revient a fortiori mettre à la question le déterminisme voire le fatalisme. L’existence même de la sociologie, en tant qu’elle est d’ailleurs énoncée par Durkheim, vient en effet contrarier ce sentiment de liberté cher à notre cœur : l’on arrive à déterminer statistiquement ce que certaines catégories de population font (taux de suicide, prégnance de certains métiers, chance de monter l’ascenseur social, etc.). Si donc l’on peut établir toutes sortes de statistiques, il semblerait donc bien que ce sentiment du choix de l’existence est fragile voire illusoire.

C’est dans la capacité à agir librement pour l’homme et à s’auto produire de manière autonome et libre qui est ainsi interroger.

 

Problématique

 

Comment accorder le sentiment, qui paraît légitime, d’une liberté de l’homme dans le choix de son existence, et les déterminismes qui s’imposent à lui de fait ? Peut-on légitimement dénoncer la liberté du choix de l’existence comme purement illusoire et contradictoire avec l’ensemble des lois nécessaires qui gouvernent la vie sociale (et les déterminismes qui pèsent sur l’homme) ?

C’est donc ici la liberté comme propriété de l’homme et comme capacité d’auto production de soi qui est ici mise à la question à travers la possibilité de choisir sa vie indépendamment de toutes contraintes extérieures.



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