L'homme est-il un loup pour l'homme ?

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L'homme est-il un loup pour l'homme ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : L'homme est-il un loup pour l'homme ?



Publié le : 7/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

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L'homme est-il un loup pour l'homme ?
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  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.

Cet adage est très ancien. On le trouve pour la première fois sous forme écrite dans une comédie du dramaturge latin Plaute (254-184 av. J.-C), La Comédie des ânes. Bien plus tard, il sera au centre de la pensée politique du philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679), et c'est généralement à ce dernier que l'on pense lorsqu'on l'entend prononcer.
Ces quelques remarques nous amènent à dire que cette phrase : l'homme est un loup pour l'homme, a deux sens. D'abord, un sens anthropologique général. Il serait dans la nature humaine d'être cruel à l'égard de son prochain. On peut donc y lire un certain pessimisme sur la nature humaine. Mais cet adage a aussi un sens pour la philosophie politique : justement parce que l'homme est naturellement un loup pour l'homme, il est dans la nécessité de créer un État qui ne transformera peut-être pas sa nature, mais qui du moins la neutralisera, et qui l'empêchera de se comporter comme un «loup». Il faudra, dans l'étude de la question, qu'apparaissent ces deux significations.


  • I) L'hostilité entre les hommes est une réalité.

a) L'homme est égoïste.
b) Les hommes sont bêtes et méchants.
c) Thanatos triomphe d' Eros.

  • II) L'homme n'est pas un loup pour l'homme.

a) L'homme est un animal politique.
b) La sympathie à l'égard d'autrui.
c) Le mal ne vient pas des hommes mais de la société.

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  • victorl51-215495 (Hors-ligne), le 16/04/2014 à 16H16.
  • madisa-228904 (Hors-ligne), le 26/01/2014 à 26H12.
  • PHILO1504-221416 (Hors-ligne), le 20/11/2013 à 20H15.
  • tibiloute-218874 (Hors-ligne), le 04/11/2013 à 04H17.
  • Sassou2692-213018 (Hors-ligne), le 21/09/2013 à 21H20.
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    Problématique

    A en juger par les cruautés, les atrocités, les guerres dont se montrent capables les hommes les uns envers les autres, individuellement ou collectivement, il semble légitime de s'interroger au moins sur le fond de la nature humaine. A-t-on plus de raisons d'être optimiste ou pessimiste? Le lien social ne fait-il que recouvrir un mauvais instinct, ou peut-il véritablement parvenir à transformer l'homme, en lui faisant prendre conscience qu'il n'y a pas de salut pour lui en dehors de la coopération avec ses semblables? Finalement, il s'agit de se demander quel est le destin de la sauvagerie dans la civilisation.

    Face à cette contradiction, il semble impossible de trancher. III L'homme a-t-il vraiment une nature ? _ S i l'on peut à la fois affirmer une thèse e t s on contraire, c 'est sans doute qu'il faut reconnaître l'échec de notre méthode. P ourquoi l'observation de phénomènes ne permet-elle pas d'accéder à l ' e s s e n c e de la nature humaine ? I l n ' y a p a s d'observation neutre de l'homme. A ussi c e n'est pas en observant des phénomènes que l'on pourra tranc her pour l'une ou l'autre thèse. En effet l'observation elle-même es t informée par une position de valeur ou une thèse préliminaire qui fausse l'objectivité des observations. O n peut ainsi se référer à la seconde section de l a Métaphysique des mœurs d e Kant pour expliquer ce point. Kant critique le moraliste La Roche Foucault qui ne voit, dans toutes les actions humaines et même dans celles qui semblent absolument pure de tout intérêt individuel , que de ‘amour propre plus ou moins mas qué.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    « Homo homini Deus, Homo homini Lupus. » (Hobbes).
     

     « Le peuple romain, peu équitable envers les rois à cause de la mémoire des Tarquins et des institutions de la cité, disait, par la bouche de Caton le Censeur, que tous les rois appartenaient à l'espèce des animaux rapaces. Mais le peuple romain lui-même, qui a pillé presque toute la terre par les Africains, les Asiatiques, les Macédoniques, les Achaiques et tous les autres citoyens dont le surnom venait des nations spoliées, quelle formidable bête était-il donc ? C'est pourquoi Pontius Telesinus n'a pas parlé moins sagement que Caton. Au moment du combat contre Sylla près de la Porte Colline, parcourant les rangs de son armée, il cria qu'il fallait raser et détruire Rome elle-même et ajouta qu'il y aurait toujours des loups pour ravir la liberté de l'Italie si la forêt dans laquelle ils avaient coutume de se réfugier n'était pas abattue. Et il est également vrai de dire que l'homme est un Dieu pour l'homme et que l'homme est un loup pour l'homme. La première formule vaut si nous comparons les citoyens d'une même cité, la seconde si nous comparons les cités. Là, en pratiquant la justice et la charité, les vertus de la paix, on accède à la ressemblance de Dieu ; ici, à cause de la dépravation des méchants, même les gens de bien doivent recourir, s'ils veulent se protéger, aux vertus de la guerre, la force et la ruse, c'est-à-dire la rapacité des bêtes sauvages. Cette rapacité, les hommes se l'imputent mutuellement à outrage, à cause d'une coutume née avec eux qui leur fait se représenter leurs actions dans la personne des autres comme dans un miroir où ce qui est à gauche est estimé à droite et ce qui est à droite est estimé à gauche, mais pourtant le droit naturel qui dérive de la nécessité de se préserver ne permet pas qu'elle soit un vice. »
     
     Hobbes, « De Cive » .


    "L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous
    les enseignements de la vie et de l'histoire, de s'inscrire en faux contre cet adage ?
    Cette tendance à l'agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l'existence chez autrui, constitue le principal facteur de perturbation dans nos rapports avec notre prochain. C'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine." Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1929), P.U.F.
     

    Citations

    • SCHOPENHAUER: "Plus d'un individu serait homme à tuer son semblable pour oindre ses bottes avec la graisse du mort."
    • ROUSSEAU: "Je m'aime trop pour haïr qui que ce soit."
    • FREUD: "L'homme doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Cette tendance constitue le principal facteur de perturbation dans nos rapports avec notre prochain."
    A l'état de nature, l'homme est un loup pour l'homme. Hobbes, Léviathan.

    Ajouté par webmaster

    La littérature française s'est proposé de peindre en pied, inlassablement, l'homme; je dis bien l'homme individuel et l'homme social, l'homme intérieur et l'homme extérieur, l'homme visible et l'homme invisible, l'homme subjectif, et l'homme objectif., G. DUHAMEL, la Défense des lettres, IV, I.

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    Hobbes, « L'homme est un loup pour l'homme »

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    La cahute, sorte de cabane-voiture qui suivait l'itinéraire le plus varié, sans sortir pourtant d'Angleterre et d'Écosse, avec quatre roues, plus un brancard pour le loup, et un palonnier pour l'homme., HUGO, l'Homme qui rit, I, I, II.

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    Les yeux jaunes fouillent le courage de l'homme. Les griffes sorties, le loup-cervier se boule, prêt à bondir. La peur de la bête face à l'odeur de l'homme, aux grognements des chiens., Jean-Yves SOUCY, Un dieu chasseur, p. 26.

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    .1 -(Pour Kafka et Blanchot...) il n'est plus qu'un seul objet fantastique : l'homme. Non pas l'homme des religions et du spiritualisme, engagé jusqu'à mi-corps seulement dans le monde, mais l'homme-donné, l'homme-nature, l'homme-société, celui qui salue un corbillard au passage, qui se met à genoux dans les églises, qui marche en mesure derrière un drapeau., SARTRE, Situations I, p. 127.

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    Tous les hommes qu'on a découverts dans les pays les plus incultes et les plus affreux vivent en société (...) Quelques mauvais plaisants ont abusé de leur esprit jusqu'au point de hasarder le paradoxe étonnant que l'homme est originairement fait pour vivre seul comme un loup-cervier, et que c'est la société qui a dépravé la nature (...) Chaque animal a son instinct; et l'instinct de l'homme fortifié par la raison, le porte à la société comme au manger et au boire., VOLTAIRE, Dict. philosophique, Homme.

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    L'homme né pour mourir ne pouvait pas plus être soustrait aux douleurs qu'à la mort. Pour qu'une substance organisée et douée de sentiment n'éprouvât jamais de douleur, il faudrait que toutes les lois de la nature changeassent (...) L'homme impassible est donc aussi contradictoire que l'homme immortel., VOLTAIRE, Dict. philosophique, art. -Bien.

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    «(...) faisons au moins que les scènes révolutionnaires soient le moins tragiques... -Rendons l'homme respectable à l'homme!» Grave parole -(de Duport) qui malheureusement n'avait que trop d'à-propos. L'homme, la vie de l'homme, n'étaient déjà plus respectés., MICHELET, Hist. de la Révolution franç., IV, XI.

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