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Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : Dans le Léviathan, il commence par le volet anthropologique. L'homme y est présenté comme un être de désir qui est contraint au rapport conflictuel à l'égard de ses semblables. L'état de nature y est décrit comme un « état de guerre de chacun contre chacun ». Mais cette nature humaine est fondée sur l'introspection, Hobbes entend lire dans l'humanité en commençant par lire en soi-même. Il n'est pas douteux que son analyse soit fine et corresponde sans doute à quelques traits de ses contemporains. Si l'homme est essentiellement mauvais que faut-il faire ? Quelle solution politique est envisageable eu égard à cette soi-disant nature humaine ? La politique qui en découle Ce sont essentiellement trois solutions politiques qui en découlent : a) Tout d'abord, la solution de Hobbes lui-même. La crainte est le moteur par lequel le souverain va pouvoir assurer la paix civile. Il semble qu'une conception de la nature humaine comme mauvaise induise ou plutôt légitime « rétrospectivement », une forme d'Etat répressif, voire une forme de despotisme.
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Le corrigé du sujet "L'homme est-il un loup pour l'homme ?" a obtenu la note de : aucune note
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A en juger par les cruautés, les atrocités, les guerres dont se montrent capables les hommes les uns envers les autres, individuellement ou collectivement, il semble légitime de s'interroger au moins sur le fond de la nature humaine. A-t-on plus de raisons d'être optimiste ou pessimiste? Le lien social ne fait-il que recouvrir un mauvais instinct, ou peut-il véritablement parvenir à transformer l'homme, en lui faisant prendre conscience qu'il n'y a pas de salut pour lui en dehors de la coopération avec ses semblables? Finalement, il s'agit de se demander quel est le destin de la sauvagerie dans la civilisation.
« Homo homini Deus, Homo homini Lupus. » (Hobbes).
« Le peuple romain, peu équitable envers les rois à cause de la mémoire des Tarquins et des institutions de la cité, disait, par la bouche de Caton le Censeur, que tous les rois appartenaient à l'espèce des animaux rapaces. Mais le peuple romain lui-même, qui a pillé presque toute la terre par les Africains, les Asiatiques, les Macédoniques, les Achaiques et tous les autres citoyens dont le surnom venait des nations spoliées, quelle formidable bête était-il donc ? C'est pourquoi Pontius Telesinus n'a pas parlé moins sagement que Caton. Au moment du combat contre Sylla près de la Porte Colline, parcourant les rangs de son armée, il cria qu'il fallait raser et détruire Rome elle-même et ajouta qu'il y aurait toujours des loups pour ravir la liberté de l'Italie si la forêt dans laquelle ils avaient coutume de se réfugier n'était pas abattue. Et il est également vrai de dire que l'homme est un Dieu pour l'homme et que l'homme est un loup pour l'homme. La première formule vaut si nous comparons les citoyens d'une même cité, la seconde si nous comparons les cités. Là, en pratiquant la justice et la charité, les vertus de la paix, on accède à la ressemblance de Dieu ; ici, à cause de la dépravation des méchants, même les gens de bien doivent recourir, s'ils veulent se protéger, aux vertus de la guerre, la force et la ruse, c'est-à-dire la rapacité des bêtes sauvages. Cette rapacité, les hommes se l'imputent mutuellement à outrage, à cause d'une coutume née avec eux qui leur fait se représenter leurs actions dans la personne des autres comme dans un miroir où ce qui est à gauche est estimé à droite et ce qui est à droite est estimé à gauche, mais pourtant le droit naturel qui dérive de la nécessité de se préserver ne permet pas qu'elle soit un vice. »
Hobbes, « De Cive » .
"L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous
les enseignements de la vie et de l'histoire, de s'inscrire en faux contre cet adage ?
Cette tendance à l'agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l'existence chez autrui, constitue le principal facteur de perturbation dans nos rapports avec notre prochain. C'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine." Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1929), P.U.F.
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